vendredi 25 septembre 2009

gazette 92. Suicides au travail : après le silence, le tumulte ?

La gazette d'@rrêt sur images, n° 92

Après avoir posé un couvercle pudique, pendant des années, sur le phénomène des suicides au travail, les grands medias suivent désormais le feuilleton en direct. Après France Télécom, on découvre la souffrance des fonctionnaires du ministère de la Justice, ou des agents de l'Equipement. On en parle beaucoup, c'est bien. Mais cette hypermédiatisation n'est-elle pas dangereuse, elle aussi ? Au ministère de la Justice, c'est une directrice, qui se défenestre. Les cadres, chargés d'exercer une pression sur leurs subordonnés, peuvent-ils être eux-même victimes de pression et de stress ? Stéphanie, 32 ans, était "bien vue par sa hiérarchie", assure "la presse. Alors, est-ce seulement l'hostilité de ses collègues, qui l'a conduite à se défenestrer, en écrivant à son père "je serai la 23 ème suicidée de France Télécom" ? Doit-on craindre un phénomène d'imitation ? Questions dérangeantes, mais nous avons souhaité les poser. Notre émission est ici . Ses meilleurs moments sont là :


Notre émission Ligne j@une, pour sa part, se penche sur une initiative d'internautes, passée un peu inaperçue : toutes les interventions des députés, dans l'hémicycle comme en commissions, sont désormais en ligne sur un site, nosdeputes.fr. Un clic, un flux RSS, et vous pouvez connaître exactement l'activité (et l'assiduité) de votre député. Cette initiative est de nature à modifier profondément les rapports entre les citoyens et leurs élus. C'est pourquoi, après avoir consacré un article au phénomène, nous avons souhaité confronter un de ses fondateurs avec un député et une journaliste parlementaire. On parle assez souvent du pire d'Internet, pour ne pas se priver, parfois, de souligner le meilleur. Notre émission Ligne j@une est ici .

Menu particulièrement riche cette semaine : c'est aussi la rentrée de notre émission littéraire, D@ns le texte, qui invite Vincent Ravalec. L'émission D@ns le texte est ici. Si vous voulez rire, et savoir à quoi notre émission ne ressemblera jamais, cliquez ici . Et pour vous abonner, pour un mois ou pour un an, c'est là.

Daniel Schneidermann

vendredi 18 septembre 2009

gazette 91. Questions-piège, petites phrases, petites manips : Cécile Duflot raconte le « club des grands »

La gazette d'@rrêt sur images, n° 91

Prenez une jeune femme de 34 ans, mère de famille, qui vit dans une maison de banlieue, et se déplace en RER. Et projetez-la, du jour au lendemain, dans un musée Grévin de statues vivantes, où elle va croiser Borloo, Sarkozy, Aphatie et Ruquier. C'est l'expérience que vit en ce moment Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, nouvelle coqueluche du cercle enchanté politico-médiatique, depuis le triomphe des écolos aux élections européennes (et peut-être davantage encore, depuis qu'elle a gentiment moqué le machisme des socialistes à La Rochelle). Comment cette ultra-médiatisation rapide va-t-elle la transformer (si elle la transforme) ? Va-t-elle cadenasser la spontanéité qui fait par ailleurs son succès ? Et puis, que va-t-elle dire, ou taire, des mille petits secrets qu'elle partage désormais ?

A Cécile Duflot, notre invitée de cette semaine, nous avons posé les questions les plus incongrues, questions auxquelles les crocodiles et les éléphants ne répondent plus depuis longtemps. Va-t-elle cesser d'envoyer des textos sympas à ses amis du MoDem, s'ils sont publiés ensuite dans Le Figaro ? Si elle constate, dans une réunion, qu'un ministre est en état d'ébriété manifeste, considérera-t-elle le fait comme privé, ou public ? Retournera-t-elle chez Ruquier ? Cécile Duflot répond à tout, n'élude rien, et n'hésite pas à dire qu'elle doute, lorsqu'elle doute. Elle assure qu'elle continuera la politique, aussi longtemps qu'elle ne se heurtera pas au cynisme. Bonne chance ! Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


J'oubliais : si vous voulez revenir sur l'affaire Hortefeux, c'est le sujet de notre Ligne j@une de la semaine. Emission ici, et meilleurs moments là :


Daniel Schneidermann

vendredi 11 septembre 2009

gazette 90. Hortefeux raciste ? Les éléments du dossier

La gazette d'@rrêt sur images, n° 90

Nous n'aimons pas les lynchages, sur le site. Et même si le lynché est ministre. Quand le web a commencé de s'enflammer, à propos de la blague douteuse de Brice Hortefeux, notre première réaction a été de tenter de le disculper. Peut-être, sans doute, avait-il dit autre chose que ce que la video lui faisait dire. Peut-être, avec cette blague ("quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup, qu'il y a des problèmes") parlait-il vraiment des photos, ou des Auvergnats (comme il l'a successivemnt assuré), et non des Arabes. Nous l'avons regardée, cette video. Et re-regardée. Mais non. C'est bien d'une bouffée d'humour raciste, qu'il s'agit. Bouffée que Hortefeux a ensuite tenté de camoufler. Faites-vous votre opinion par vous-même. Notre article, incluant évidemment la vidéo, est là.

On ne se méfie jamais assez des caméras. Outre Hortefeux, un autre doit méditer la leçon : l'éditeur Gilles Cohen-Solal, héros malgré lui de la terrible émission documentaire Strip Tease, dans laquelle il apparaît cynique, libidineux, et arrogant avec ses auteurs. Mais comment fait donc Strip tease, pour obtenir de ses "héros" ces moments d'abandon, dans lesquels ils révèlent leur face noire ? Jean Libon, producteur de l'émission-culte belge, est sur notre plateau, pour (entre) ouvrir ses propres cuisines. Notre émission @rrêt sur images est ici. Ses meilleurs moments sont là :


Quant à notre émission Ligne j@une, elle reçoit un autre faiseur d'images : notre confrère belge (encore !) Jean-Philippe Schaller, celui qui a révélé la visite "sur mesure" de Sarkozy dans une usine normande. Ligne j@une est ici. Ses meilleurs moments sont là :


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Daniel Schneidermann

vendredi 4 septembre 2009

gazette 89. A regarder avant de vous faire vacciner (ou pas)

La gazette d'@rrêt sur images, n° 89

A propos des vaccins, il y a l'information officielle, et l'autre. L'information officielle, distillée par les autorités sanitaires, tient souvent du "circulez, rien à voir..." : les vaccins mis sur le marché sont sûrs, efficaces, et seront prêts à l'heure. Faisons confiance aux autorités compétentes de notre pays, et courons au gymnase réquisitionné, recevoir notre vaccin anti-grippe. Mais dès lors que l'on quitte le journal de TF1 et les colonnes du Monde, et que l'on s'aventure sur le Web, c'est la panique. Informations et rumeurs se mélangent : les tests sont bâclés, les essais-éprouvette ne veulent rien dire, et les médias cachent tout. Méfiance, méfiance ! Entre les deux ? Rien, ou presque. Au patient, de se débrouiller tout seul.

Sur le plateau de notre émission de rentrée, nous avons donc réuni deux médecins médiatiques (Patrick Berche, qui intervient chaque jour sur RMC, et Michel Cymes, de France 5), avec le docteur Marc Girard, dont on se propage de site en site les appels à la "pharmaco-vigilance". A regarder de toute urgence, avant de décider de vous faire vacciner (ou non) contre la grippe A. Et deux innovations de rentrée : un zapping des perles de la télé, par Pierre-Henri Moreau, et un savoureux portrait Google de nos invités, par Anne-Sophie Jacques. Ne manquez pas son échange avec Michel Cymes ! Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


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Daniel Schneidermann