samedi 30 mai 2009

gazette 75 d'@rrêt sur images : bonus

La gazette d'@rrêt sur images, n° 75 : bonus

Quelques extraits de la dernière ligne @jaune d'arretsurimages.net avec l'animateur Guy Birenbaum
ou "pourquoi la presse française investigue si peu sur les turpitudes financières des élus et responsables politiques ?"

les meilleurs moments sont là :


La dernière émission d'@rrêt sur images : "Cannes révèle le vide abyssal du discours télévisuel".
Avec en deuxième partie de l'émission : l'écrivain Breyten Breytenbach et Pierre Haski pour parler de la situation en Afrique du sud.

les meilleurs moments sont là :

vendredi 29 mai 2009

gazette 75. @si, pour trois euros par mois !

La gazette d'@rrêt sur images, n° 75

Bonne nouvelle, pour vous qui lisez cette gazette, qui soutenez notre expérience, mais n'avez pas encore franchi le pas de l'abonnement. Peut-être que vous aimeriez vous abonner. Mais un an, c'est beaucoup ! Aurez-vous assez de temps pour tout lire, pour tout voir ? Est-ce raisonnable de vous engager pour une durée aussi longue ?
Bonne nouvelle, oui : pour un montant de trois euros, vous pouvez maintenant vous abonner pour un mois seulement.
Le principe ? Rien de plus simple.
Vous vous abonnez pour un mois. Si vous êtes satisfait de nos articles et de nos trois émissions (notre émission @rrêt sur images, évidemment, mais aussi depuis cette année notre émission littéraire D@ns le texte, et notre émission de débats Ligne j@une), si vous souhaitez les suivre régulièrement, ne faites rien : vous restez abonné, et trois euros sont prélevés chaque mois.
Si vous souhaitez vous désabonner, pas besoin de lettre, ou de longues démarches dissuasives : un clic suffit, et votre désabonnement prend effet à la fin du mois (dans ce cas, pour que vous soyez pleinement rassuré, notre système ne conserve pas vos coordonnées bancaires).
Il va sans dire que vous pouvez ensuite facilement vous ré-abonner quand vous le souhaitez.
Cet abonnement présente un avantage pour les petits budgets. Si une dépense annuelle de trente euros est trop importante pour vous, l'abonnement mensuel est fait pour vous.
Aujourd'hui comme au premier jour, nous avons besoin de vous. Pour vous abonner, c'est ici.

Daniel Schneidermann

vendredi 22 mai 2009

gazette 74. Suicides au travail, pourquoi le silence

La gazette d'@rrêt sur images, n° 74

Ce n'est pas un sujet pour le pont de l'ascension, nous disions-nous. Pas vendeur. Mieux vaudrait trouver un sujet plus gai. Et pourtant, nous consacrons notre émission de cette semaine aux suicides au travail. Ou plus précisément, comme d'habitude, à l'étrange médiatisation de ce phénomène, qui a touché Renault, Peugeot, ou tout récemment France Telecom.

Etrange, oui : la médiatisation intermittente des suicides au travail hésite entre les gros titres tapageurs périodiques et, le plus souvent, un lourd silence. C'est trop ou trop peu. Soit c'est vrai, et il faut crier, que certaines méthodes de management poussent au désespoir des pères et des mères de famille. Soit, ce n'est pas prouvé, et alors ne vaudrait-il pas mieux se taire ?

Regardez l'émission. Pour ma part, je ressors du plateau avec la certitude que oui, les bouleversements du monde du travail, aujourd'hui, peuvent conduire au suicide. Objectifs inatteignables, compétition quotidienne pour une place de parking ou...un bureau. Mais les mécanismes de cet enchaînement sont infiniment complexes. C'est ce que nous explique une sociologue, Danièle Linhart. L'ayant écoutée, j'ai mieux compris une situation qui échappe aux représentations simplistes des reportages télévisés. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


Et comme cette semaine, nous sommes décidément dans l'impalpable, je vous recommande aussi de plonger avec nous d@ns le texte, avec la romancière Agnès Desarthe. On a rarement mis des mots aussi justes sur la chasse aux mots. L'émission est ici, ses meilleurs moments sont là :


Et pour vous abonner, c'est là.


Daniel Schneidermann

vendredi 15 mai 2009

gazette 73. Mais pourquoi donc diaboliser les satanistes ?

La gazette d'@rrêt sur images, n° 73

Il parait que Satan est à la mode. Vous n'y avez peut-être pas prêté attention, mais la télé vous le dit, et vous le répète, à chaque fois que des profanateurs dessinent dans les cimetières des croix gammées, ou des croix inversées. Ces profanations ? Les satanistes ! Les suicides d'adolescents ? Les satanistes encore, qui en seraient responsables pour un tiers, nous affirmait M6 le week-end dernier. Alors, ces "satanistes" existent-ils ? Et méritent-ils cette diabolisation (pardon pour le mauvais calembour) ? On est libre de ne pas se passionner pour la question. Mais on peut aussi se demander pourquoi, et comment, le système médiatique fabrique ces coupables, à partir de rien, ou pas grand chose. La stigmatisation des "satanistes" remplit-elle la même fonction, s'opère-t-elle par les mêmes mécanismes que celle des jeux vidéo hier, ou du rock n' roll, avant-hier ? En d'autres termes, les adultes sont-ils condamnés à être perpétuellement dupes des provocations adolescentes ? C'est le thème de notre émission de la semaine. Elle est ici. Ses meilleurs moments sont là :


Pendant cette courte visite au Diable, nous ne désertons pas nos champs habituels. Cette semaine, une nouvelle chronique, signée Sherlock Com'. Notre détective s'arrêtera régulièrement sur une belle opération de communication des médias dominants. Et vous révélera ses déclencheurs cachés. Cette semaine : Hortefeux et ses « potes », dans Paris Match. Quoi d'autre ? Je vous en parlais dès mercredi, mais si vous ne l'avez pas encore vue, foncez sur notre "Ligne j@une", à propos de la loi Hadopi. Vous verrez comment cette loi a fait valser les lignes habituelles. Et vous verrez notre nouvel animateur, Guy Birenbaum, poussant un député UMP dans ses retranchements à propos de l'affaire Albanel-TF1. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


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Daniel Schneidermann

mercredi 13 mai 2009

gazette 72. Hadopi, la loi qui fait valser les lignes j@unes

La gazette d'@rrêt sur images, n° 72

Enfin nous sortons du débat Hadopi. Il aura fait vaciller bien des certitudes. Entre la droite et la gauche, d'abord. Hadopi, réforme de droite, réforme de gauche ? Regardez le plateau de notre émission "Ligne j@une", tournée ce mercredi, au lendemain du vote de la loi par l'Assemblée. Et notamment ce débat, entre un journaliste de gauche pro-Hadopi (Claude Soula, du Nouvel Obs) et un journaliste de droite qui, tout bien considéré, y est opposé (Guillaume Roquette, directeur de Valeurs Actuelles). Sans oublier, sur notre plateau, un député UMP (Lionel Tardy, Haute Savoie) qui a osé voter contre. L'émission vue, dites-nous si vous ne sentez pas vos repères vaciller.

Ce n'est pas le seul moment surréaliste de notre débat. Quelques instants plus tard, à force d'insistance, Guy Birenbaum parvient à faire dire à Tardy qu'à la place de Christine Albanel, il aurait démissionné, après le licenciement, par sa faute, d'un cadre de TF1, auteur d'un mail anti-Hadopi. Au passage, on en apprend de belles : et notamment le nom, révélé par Soula, d'un responsable du lobbying de TF1, chargé par sa chaîne de faire accepter les projets de TF1 par le cabinet de la ministre.

Ce n'est pas tout : il faut voir la tête de Roquette en écoutant "Benjamin", notre dernier invité, créateur du site "députésgodillot.info", qui se poste dans les tribunes de l'Assemblée, et dénonce les députés qui jouent au solitaire pendant les débats. "En fait, vous faîtes le travail que les journalistes parlementaires ne font pas" lance Birenbaum à Benjamin. Oui. Et ça ne semble pas plaire à Roquette. Ce débat aura fait bouger toutes les lignes : il était normal que nous y consacrions une « ligne j@une. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


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Daniel Schneidermann

jeudi 7 mai 2009

gazette 71. L'insurrection s'en vient, la grippe s'en va

La gazette d'@rrêt sur images, n° 71

Il flotte sur les ondes, ces jours-ci, comme un parfum d'insurrection. Comme une ombre violente, passée par ici, qui repassera par là. Cette ombre sort d'un livre, un petit livre étrangement poétique, qui a fait frissonner les ministères. Un livre qu'on s'est repassé sous les lambris des palais, en se persuadant qu'il pouvait être le détonateur d'une vague d'attentats "anarcho-autonomes". Mystérieuse puissance d'un texte. Passé inaperçu lors de sa publication en 2007, "L'insurrection qui vient" est aujourd'hui un best-seller à basse intensité, dont les journaux télévisés ont longuement filmé les pages ouvertes, comme pour y traquer son secret. Car la police soupçonne que derrière son auteur invisible, se dissimule Julien Coupat, aujourd'hui encore incarcéré, soupçonné d'être un des auteurs des sabotages des caténaires de TGV. Ne pouvant inviter son invisible auteur, nous avons invité son éditeur, Eric Hazan, à plonger avec nous D@ns le texte de "l'insurrection qui vient". Le moins que l'on puisse dire, c'est que Judith Bernard et Eric Naulleau ne l'ont pas ménagé. Les outrances, les fulgurances, le sentimentalisme, les provocations ambiguës à la violence : tout y passe. Le texte, et l'invité, en sortent nus. A la fin de l'émission, il ne reste qu'un mystère : l'identité de l'auteur. Mais cette enquête-là n'est pas de notre ressort. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


Autre peur de l'époque : les télés nous ont fait une grosse grippe. Ferrari, Pujadas, Bachelot, l'AFP, l'OMS, en ont-ils trop fait ? C'est le sujet de notre @rrêt sur images de la semaine. Avec son lot de révélations, souvent inattendues : figurez-vous qu'encore aujourd'hui, on ne sait rien, strictement rien, des causes de la mort des victimes mexicaines, sur lesquelles les projecteurs mondiaux sont pourtant restés braqués plusieurs semaines. L'émission est ici . Ses meilleurs moments sont là :


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Daniel Schneidermann