La gazette d'@rrêt sur images, n° 57
Internet, c'est riche, mais c'est copieux. Parfois trop. L'indigestion menace. Vous viendriez bien nous rendre visite, mais vous craignez de ne pas avoir le temps. De vous perdre dans le labyrinthe du site. Et sincèrement, s'il faut passer une heure à chercher votre chemin, vous avez mieux à faire ! Voilà pourquoi, même si vous seriez tentés, vous ne vous êtes pas encore abonné (ou réabonné).
Nous avons pensé à vous: chaque soir, à 19 heures, nous récapitulerons dans un article gratuit les principaux contenus mis en ligne dans la journée. D'un coup d'oeil, vous pourrez embrasser tous nos articles du jour. Ainsi, vous ne risquerez plus de vous perdre dans la profusion du site, et pourrez décider souverainement de ce que vous souhaitez consulter, et de ce dont vous pouvez vous dispenser.
Chaque dimanche, à partir de cette semaine, nous vous offrons aussi le nouveau magazine de week-end d'@rrêt sur images. Sur un seul écran, trois nouveaux rendez-vous d'un seul coup. D'abord notre nouvelle rubrique "un an après", qui reviendra sur une question traitée sur le site un an plus tôt. Que sont devenus les acteurs ? Comment la question a-t-elle été réglée (ou non) ? Ensuite, le meilleur de la presse internationale, déniché par Gilles Klein (cette semaine, réalisez grâce à nous le stupéfiant impact sur tous les continents de la disgrâce de Rachida Dati). Enfin, le meilleur des journaux télévisés d'il y a dix ans. Ce magazine sera ici (mais attendez dimanche pour cliquer) ! Sur toutes ces innovations, nous attendons évidemment vos réactions.
Enfin, n'oubliez pas notre plateau de la semaine. Je suis sûr que vous vous êtes déjà demandé si les émissions de télé-réalité, comme l'île de la tentation, étaient truquées. Réponse cette semaine, avec un ancien salarié de cette télévision, qui nous livre un témoignage sans précédent. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est ici.
Daniel Schneidermann
vendredi 30 janvier 2009
gazette 57. Pour vous, de nouveaux rendez-vous !
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asi
vendredi 23 janvier 2009
gazette 56. Quand Copé recrute Saturnin le canard
La gazette d'@rrêt sur images, n° 56
Vous avez déjà vu un amendement, vous ? Moi non plus. Je ne sais pas comment c'est fait. C'est rebutant, un amendement. Ce n'est pas télégénique. La seule idée d'un amendement peut faire bâiller d'avance. C'est bien le dernier sujet dont je devrais vous parler ici, si je voulais vous inciter à regarder notre émission de la semaine. D'ailleurs, si cette gazette est titrée sur Saturnin le canard, c'est pour cette raison. Si nous l'avions titrée sur « le droit d'amendement », franchement, auriez-vous cliqué ?
.
Et pourtant, ne le répétez pas : il est question du droit d'amendement, dans notre émission. Parce que le travail parlementaire est essentiel. Les amendements d'aujourd'hui, c'est le droit social, le prix du gaz, les programmes de télé de demain. Les députés socialistes, en ce moment, se battent pour sauvegarder le droit d'amendement. Les députés UMP se battent pour le limiter. Le tout, dans une totale indifférence médiatique. Il faut que les députés socialistes entonnent une dramatique Marseillaise dans l'hémicycle, pour faire les titres des journaux télévisés.
C'est bien parce qu'ils pressentaient que ce combat serait âpre, et difficile à « vendre », que le PS et l'UMP ont décidé de produire leurs propres vidéos, et de les mettre en ligne eux-mêmes. Mais cette guerre des vidéos ne sacrifie-t-elle pas la dignité du travail parlementaire ? Le député socialiste François Brottes, nouveau videaste, répond à nos questions. Et nous raconte sa reconversion. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est ici.
Daniel Schneidermann
Vous avez déjà vu un amendement, vous ? Moi non plus. Je ne sais pas comment c'est fait. C'est rebutant, un amendement. Ce n'est pas télégénique. La seule idée d'un amendement peut faire bâiller d'avance. C'est bien le dernier sujet dont je devrais vous parler ici, si je voulais vous inciter à regarder notre émission de la semaine. D'ailleurs, si cette gazette est titrée sur Saturnin le canard, c'est pour cette raison. Si nous l'avions titrée sur « le droit d'amendement », franchement, auriez-vous cliqué ?
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Et pourtant, ne le répétez pas : il est question du droit d'amendement, dans notre émission. Parce que le travail parlementaire est essentiel. Les amendements d'aujourd'hui, c'est le droit social, le prix du gaz, les programmes de télé de demain. Les députés socialistes, en ce moment, se battent pour sauvegarder le droit d'amendement. Les députés UMP se battent pour le limiter. Le tout, dans une totale indifférence médiatique. Il faut que les députés socialistes entonnent une dramatique Marseillaise dans l'hémicycle, pour faire les titres des journaux télévisés.
C'est bien parce qu'ils pressentaient que ce combat serait âpre, et difficile à « vendre », que le PS et l'UMP ont décidé de produire leurs propres vidéos, et de les mettre en ligne eux-mêmes. Mais cette guerre des vidéos ne sacrifie-t-elle pas la dignité du travail parlementaire ? Le député socialiste François Brottes, nouveau videaste, répond à nos questions. Et nous raconte sa reconversion. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
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Daniel Schneidermann
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vendredi 16 janvier 2009
gazette 55. Comment la SNCF communique : notre premier jeu !
La gazette d'@rrêt sur images, n° 55
Et si on s'amusait un peu ? Le président de la SNCF était cette semaine l'invité du journal de 20 Heures de France 2, pour un exercice de « communication de crise ». Cas de figure soumis au PDG : une grève-surprise vient de produire une pagaille monstre, et le président exige des « excuses » de la SNCF. Un tel exercice de contrition sur le plateau du 20 Heures obéit à des codes immuables. Fausse note interdite ! Dans les mots, mais aussi dans les gestes. Les grands dirigeants d'entreprise y sont entraînés et surentraînés. Pour vous amuser, nous avons eu envie de vous présenter un décryptage des gestes du PDG sous forme...de jeu. Je ne vous en dis pas plus. Venez jouer avec nous !
« Vraiment pas de quoi rire ! » jugeront peut-être certains d'entre vous. C'est vrai. L'avenir du service public, la crise financière, ne prêtent pas à rire, et 2009 ne se présente pas sous un jour souriant. Mais, entrés dans notre deuxième année, revigorés par votre fidélité, vos conseils et vos désirs, nous avons envie de changer de ton, d'élargir notre champ, d'explorer d'autres registres, d'autres couleurs sur la palette. Vous informer, vous aider à ne pas être dupes des messages médiatiques, oui, mais...sans nécessairement vous désespérer !
Et tout en restant évidemment fidèles à notre vocation. Si vous avez raté la polémique entre notre chroniqueur Alain Korkos et le directeur de l'Humanité sur les images de guerre « admissibles », à propos de la photo d'une fillette palestinienne, c'est le moment de vous rattraper. Quant à notre émission de la semaine, nous y recevons notre confrère de France 3, qui suit Sarkozy. Sa situation n'est pas facile. Son verdict ? « Sarkozy est un autocrate, mais il ne nous déteste pas ». L'émission est ici . Ses meilleurs moments sont là :
Pour vous abonner c'est ici. Et pour vous réabonner c'est là.
Daniel Schneidermann
Et si on s'amusait un peu ? Le président de la SNCF était cette semaine l'invité du journal de 20 Heures de France 2, pour un exercice de « communication de crise ». Cas de figure soumis au PDG : une grève-surprise vient de produire une pagaille monstre, et le président exige des « excuses » de la SNCF. Un tel exercice de contrition sur le plateau du 20 Heures obéit à des codes immuables. Fausse note interdite ! Dans les mots, mais aussi dans les gestes. Les grands dirigeants d'entreprise y sont entraînés et surentraînés. Pour vous amuser, nous avons eu envie de vous présenter un décryptage des gestes du PDG sous forme...de jeu. Je ne vous en dis pas plus. Venez jouer avec nous !
« Vraiment pas de quoi rire ! » jugeront peut-être certains d'entre vous. C'est vrai. L'avenir du service public, la crise financière, ne prêtent pas à rire, et 2009 ne se présente pas sous un jour souriant. Mais, entrés dans notre deuxième année, revigorés par votre fidélité, vos conseils et vos désirs, nous avons envie de changer de ton, d'élargir notre champ, d'explorer d'autres registres, d'autres couleurs sur la palette. Vous informer, vous aider à ne pas être dupes des messages médiatiques, oui, mais...sans nécessairement vous désespérer !
Et tout en restant évidemment fidèles à notre vocation. Si vous avez raté la polémique entre notre chroniqueur Alain Korkos et le directeur de l'Humanité sur les images de guerre « admissibles », à propos de la photo d'une fillette palestinienne, c'est le moment de vous rattraper. Quant à notre émission de la semaine, nous y recevons notre confrère de France 3, qui suit Sarkozy. Sa situation n'est pas facile. Son verdict ? « Sarkozy est un autocrate, mais il ne nous déteste pas ». L'émission est ici . Ses meilleurs moments sont là :
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Daniel Schneidermann
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vendredi 9 janvier 2009
gazette 54. Les très étranges « témoins » de France 2
La gazette d'@rrêt sur images, n° 54
Sarkozy souhaite supprimer le juge d'instruction. Ce sera (peut-être) la grande affaire de 2009. Du coup, France 2 interroge des avocats. Parmi eux, un « client » un peu particulier: il s'appelle Thierry Herzog. C'est un chaud partisan du projet de Sarkozy, il le dit à la caméra. Très bien. Particularité: il est aussi l'avocat privé...du justiciable Sarkozy Nicolas. Mais France 2 ne le précise pas. Ce n'est pas la première fois. La semaine dernière, la même chaîne interviewait un médecin, chaud partisan, lui, de la réforme Bachelot de l'hôpital. Sans préciser...qu'il était aussi secrétaire national de l'UMP. On préfère imaginer qu'il s'agit de négligences, plutôt que voir dans ces "oublis" les premiers résultats de la grande réforme du service public, et de la nomination du PDG par le pouvoir politique. Mais nous sommes vigilants tout de même.
Sacrée France 2 ! Cette semaine, elle s'est aussi pris les pieds dans le tapis à propos de Gaza, faisant passer pour des images d'atrocités actuelles, une vieille séquence qui traine sur le Web, et qui date...de 2005. Nous expliquons sur le site, et dans l'émission, comment la chaîne s'est laissée abuser, et comment...elle aurait pu échapper au piège. Et puisque je vous parle de notre émission de cette semaine, ne la ratez pas. Nous y recevons le producteur d'un extraordinaire "web-documentaire", qui montre des familles de Gaza et de la ville israélienne de Sderot, dans leur vie quotidienne, quelques jours seulement avant le déclenchement de l'offensive. Des images sans aucune violence, mais bien plus étonnantes, plus émouvantes, plus mobilisatrices, que toutes celles, calibrées et monotones, des journaux télévisés. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là:
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Sarkozy souhaite supprimer le juge d'instruction. Ce sera (peut-être) la grande affaire de 2009. Du coup, France 2 interroge des avocats. Parmi eux, un « client » un peu particulier: il s'appelle Thierry Herzog. C'est un chaud partisan du projet de Sarkozy, il le dit à la caméra. Très bien. Particularité: il est aussi l'avocat privé...du justiciable Sarkozy Nicolas. Mais France 2 ne le précise pas. Ce n'est pas la première fois. La semaine dernière, la même chaîne interviewait un médecin, chaud partisan, lui, de la réforme Bachelot de l'hôpital. Sans préciser...qu'il était aussi secrétaire national de l'UMP. On préfère imaginer qu'il s'agit de négligences, plutôt que voir dans ces "oublis" les premiers résultats de la grande réforme du service public, et de la nomination du PDG par le pouvoir politique. Mais nous sommes vigilants tout de même.
Sacrée France 2 ! Cette semaine, elle s'est aussi pris les pieds dans le tapis à propos de Gaza, faisant passer pour des images d'atrocités actuelles, une vieille séquence qui traine sur le Web, et qui date...de 2005. Nous expliquons sur le site, et dans l'émission, comment la chaîne s'est laissée abuser, et comment...elle aurait pu échapper au piège. Et puisque je vous parle de notre émission de cette semaine, ne la ratez pas. Nous y recevons le producteur d'un extraordinaire "web-documentaire", qui montre des familles de Gaza et de la ville israélienne de Sderot, dans leur vie quotidienne, quelques jours seulement avant le déclenchement de l'offensive. Des images sans aucune violence, mais bien plus étonnantes, plus émouvantes, plus mobilisatrices, que toutes celles, calibrées et monotones, des journaux télévisés. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là:
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Daniel Schneidermann
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vendredi 2 janvier 2009
Gazette 53. De Bernadette à Carla, l'éternelle courtisanerie de la télé
La gazette d'@rrêt sur images, n° 53
Ils n'avaient jamais débattu de leur amour des livres, et de leurs manières opposées de le transmettre. L'un, Eric Naulleau, est préposé au dézingage tous azimuts des auteurs en promotion dans l'émission de Ruquier, sur France 2. L'autre, Frédéric Ferney, animait une émission littéraire sur France 5, peut-être parfois excessivement respectueuse de ces "professionnels du blablatage" (comme dit Naulleau) mais de qualité -et supprimée l'an dernier faute d'audience. Nous avons hésité à les réunir sur le plateau: le gentil et le méchant trouveraient-ils un terrain commun ? Avec l'enthousiaste concours de notre chroniqueuse, Judith Bernard, ils l'ont trouvé. Quel échange! Nous vous proposons donc, comme première émission de 2009, une rencontre garantie sans blablas, mais débordant d'une complémentarité revigorante. Nous nous en souhaitons beaucoup du même tonneau, cette année. Cette émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
C'est tout ? Non. Le site a gardé l'oeil ouvert, en cette période de fêtes. Et tendu une oreille attentive aux "professionnels du blablatage", qui ne sévissent pas seulement dans l'édition. Lisez donc comment d'autres blablateurs ont profité des accidents hospitaliers de la semaine pour exercer leurs talents. Enfin, aviez-vous remarqué les points communs entre Bernadette Chirac et Carla Bruni ? La télé, oui. D'une première dame l'autre, l'art de la courtisanerie ne varie pas, comme le montrent nos facétieux montages.
Je vous le suggérais la semaine dernière: et si vous profitiez de ce début d'année pour prendre la résolution de rejoindre nos abonnés ? Depuis plus d'un an, vous lisez cette gazette, mais vous n'avez jamais sauté le pas. C'est le moment. Nous avons besoin de vous. Abonnez-vous !
Daniel Schneidermann
Ils n'avaient jamais débattu de leur amour des livres, et de leurs manières opposées de le transmettre. L'un, Eric Naulleau, est préposé au dézingage tous azimuts des auteurs en promotion dans l'émission de Ruquier, sur France 2. L'autre, Frédéric Ferney, animait une émission littéraire sur France 5, peut-être parfois excessivement respectueuse de ces "professionnels du blablatage" (comme dit Naulleau) mais de qualité -et supprimée l'an dernier faute d'audience. Nous avons hésité à les réunir sur le plateau: le gentil et le méchant trouveraient-ils un terrain commun ? Avec l'enthousiaste concours de notre chroniqueuse, Judith Bernard, ils l'ont trouvé. Quel échange! Nous vous proposons donc, comme première émission de 2009, une rencontre garantie sans blablas, mais débordant d'une complémentarité revigorante. Nous nous en souhaitons beaucoup du même tonneau, cette année. Cette émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
C'est tout ? Non. Le site a gardé l'oeil ouvert, en cette période de fêtes. Et tendu une oreille attentive aux "professionnels du blablatage", qui ne sévissent pas seulement dans l'édition. Lisez donc comment d'autres blablateurs ont profité des accidents hospitaliers de la semaine pour exercer leurs talents. Enfin, aviez-vous remarqué les points communs entre Bernadette Chirac et Carla Bruni ? La télé, oui. D'une première dame l'autre, l'art de la courtisanerie ne varie pas, comme le montrent nos facétieux montages.
Je vous le suggérais la semaine dernière: et si vous profitiez de ce début d'année pour prendre la résolution de rejoindre nos abonnés ? Depuis plus d'un an, vous lisez cette gazette, mais vous n'avez jamais sauté le pas. C'est le moment. Nous avons besoin de vous. Abonnez-vous !
Daniel Schneidermann
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