La gazette d'@rrêt sur images, n° 97
La fameuse "douche présidentielle" à 245 000 euros, montée lors du sommet de Paris et démontée sans avoir été utilisée, a donc fait le tour de la presse mondiale. Problème : comme d'habitude, quand les grands médias ont d'abord ignoré un scandale, ils se rattrapent en criant trop fort, avec le zèle des retardataires. En réalité, la douche n'a pas coûté ce prix exhorbitant, et les vrais motifs de scandale sont ailleurs, comme l'explique, sur le plateau de notre émission Ligne j@une, notre consoeur de Mediapart, Mathilde Mathieu, auteure du scoop. Avec elle sur le plateau, une des voix dissonantes du concert médiatique habituel, Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter. Vous ne le connaissez pas ? Pour le plaisir, écoutez-le décrypter en direct la langue de bois de Martine Aubry, Eric Besson et Jean-François Copé. Notre émission Ligne j@une est ici, et ses meilleurs moments sont là :
L'éternel cercle vicieux de l'omerta et de l'emballement : c'est aussi le sujet de notre @rrêt sur images de cette semaine, autour de l'affaire Boulin. Le ministre du travail, il y a trente ans, a-t-il été assassiné, ou s'est-il suicidé ? Pour la nième fois, France Inter a ré-ouvert cette semaine le dossier. Comment se fait-il que de bons journalistes, trente ans après, continuent à creuser la thèse d'un assassinat, qui aurait supposé de nombreuses complicités dans l'appareil d'Etat ? C'est tout simple. Parce que l'Etat a d'abord intimé aux journalistes, aux médecins légistes, à tous les curieux, un ordre : "circulez, il n'y a rien à voir". Donc, autopsies bâclées, incohérences, éléments ignorés par la version officielle. Et aujourd'hui, un dossier qui, décidément, ne veut pas se refermer. Et un étrange plateau, sur lequel je me suis retrouvé coincé entre une construction intellectuelle que je me refuse à suivre, et une version officielle à trous, qui ne satisfait personne. Notre émission est ici, ses meilleurs moments sont là :
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Daniel Schneidermann
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