La gazette d'@rrêt sur images, n° 44
Cette fois, au moins, les choses sont claires. Depuis le début, nous suivons avec curiosité les fameux "Etats Généraux de la presse", convoqués par Sarkozy, et auxquels ont accouru, ventre à terre, tous les patrons de presse de Paris. Chemin faisant, nous avons soulevé quelques lièvres. Par exemple, l'incroyable affaire de l'opacité des aides à la presse quotidienne. Figurez-vous que le gouvernement distribue, à ce titre, des enveloppes au Monde, au Figaro, à Libération et aux autres. Ce n'est pas la seule aide publique à la presse, qui bénéficie aussi de tarifs préférentiels à la SNCF, ou à La Poste. Mais les 20 millions de l'enveloppe "d'aide à la modernisation" ont une particularité: leur répartition est officiellement opaque. Notre enquête le raconte.
Nous aurions aimé aller assister aux travaux de ces Etats Généraux, pour vous les relater. Mais non. Circulez ! Le conseiller de Sarkozy, Nicolas Princen, qui détient la clé du cénâcle, nous l'a personnellement interdit. Au moins, les choses sont claires: ces petits arrangements entre presse et pouvoir n'aiment pas la lumière. Raison de plus pour que nous insistions. Vous informer sur la manière dont vous êtes informés, c'est notre mission depuis près d'un an. Nous ne lâcherons pas l'os. Notre émission, sur le même sujet, est là. Et sa première partie est accessible ici :
Et si vous profitiez des vacances de la Toussaint pour lire d'autres enquêtes, qui vous ont échappé ? Saviez-vous comment l'administration pénitentiaire tente d'étouffer les suicides de détenus ? Justine Brabant vous le raconte. Vous êtes-vous jamais demandé comment les nauséeux carnets Bertrand sont sortis dans la presse ? Qui a eu intérêt à les faire fuiter ? L'enquête de Dan Israel est ici. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
jeudi 30 octobre 2008
vendredi 24 octobre 2008
gazette 43. Yves Bertrand, manipulateur ou charlot ?
La gazette d'@rrêt sur images, n° 43
Vous avez sans doute vu, sur les couvertures de vos journaux ou de vos hebdomadaires, fleurir les titres sur les « carnets Bertrand », ces carnets tenus par l'ancien directeur des Renseignements Généraux, et débordant de rumeurs, de ragots, sur la vie privée ou les turpitudes financières de tous les ennemis d'hier du clan Chirac-Villepin. Ce genre de déferlement soudain est un des grands mystères des médias. Pourquoi maintenant ? Quelle est leur fiabilité ? Et si elles ne sont pas fiables, pourquoi les publier ? Toute cette semaine, nous avons enquêté sur ces questions. Nous avons recensé les précautions que prennent les journalistes (satisfaisantes), et avons émis quelques hypothèses (éclairantes) sur le « pourquoi maintenant ? »
Accessoirement, il y a dans ces publications deux poids et deux mesures, en faveur...des journalistes. Car Bertrand n'était pas seulement collectionneur de boules puantes sur les anti-chiraquiens. Les journalistes, ceux qui venaient lui apporter des informations en tentant de lui en soutirer, l'intéressaient aussi beaucoup. En face de certains noms de confrères, on trouve aussi mention de...sommes d'argent (lisez ici). Sur tous ces points, nous avons tenté, avec Dan Israël, de tirer les vers du nez à deux confrères, sur le plateau. Regardez l'émission (mais sans oublier de vous boucher le nez). Ses meilleurs moments sont ici :
Par ailleurs dans notre émission : les suites de l'affaire des « Infiltrés », l'émission de France 2 tournée en caméra cachée. Et le résumé de la grande affaire de la semaine : les excuses de France 2 au Premier ministre luxembourgeois, après un reportage présentant le Grand Duché comme la lessiveuse de l'argent sale en Europe. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Vous avez sans doute vu, sur les couvertures de vos journaux ou de vos hebdomadaires, fleurir les titres sur les « carnets Bertrand », ces carnets tenus par l'ancien directeur des Renseignements Généraux, et débordant de rumeurs, de ragots, sur la vie privée ou les turpitudes financières de tous les ennemis d'hier du clan Chirac-Villepin. Ce genre de déferlement soudain est un des grands mystères des médias. Pourquoi maintenant ? Quelle est leur fiabilité ? Et si elles ne sont pas fiables, pourquoi les publier ? Toute cette semaine, nous avons enquêté sur ces questions. Nous avons recensé les précautions que prennent les journalistes (satisfaisantes), et avons émis quelques hypothèses (éclairantes) sur le « pourquoi maintenant ? »
Accessoirement, il y a dans ces publications deux poids et deux mesures, en faveur...des journalistes. Car Bertrand n'était pas seulement collectionneur de boules puantes sur les anti-chiraquiens. Les journalistes, ceux qui venaient lui apporter des informations en tentant de lui en soutirer, l'intéressaient aussi beaucoup. En face de certains noms de confrères, on trouve aussi mention de...sommes d'argent (lisez ici). Sur tous ces points, nous avons tenté, avec Dan Israël, de tirer les vers du nez à deux confrères, sur le plateau. Regardez l'émission (mais sans oublier de vous boucher le nez). Ses meilleurs moments sont ici :
Par ailleurs dans notre émission : les suites de l'affaire des « Infiltrés », l'émission de France 2 tournée en caméra cachée. Et le résumé de la grande affaire de la semaine : les excuses de France 2 au Premier ministre luxembourgeois, après un reportage présentant le Grand Duché comme la lessiveuse de l'argent sale en Europe. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
vendredi 17 octobre 2008
gazette 42. Vous n'y comprenez rien ? Les banquiers non plus !
La gazette d'@rrêt sur images, n° 42
Stop ! Pouce ! Pause ! Ces indices boursiers qui se succèdent jour après jour à la radio et à la télé, en hausse, en baisse, ça plonge, ça remonte, cette mitraillade de chiffres que vous subissez le matin et le soir, ne sentez-vous pas qu'ils vous abrutissent ? Quel sens ont-ils ? Aucun, manifestement. Ils ne disent rien, directement, sur la crise réelle, son ampleur, ses racines, ses menaces. Mais ils nourrissent un feuilleton. Ils donnent à ceux qui les écoutent (et à ceux qui les diffusent ?) l'illusion de comprendre.
Comprendre. Nous servons à cela. Vous aider à comprendre. Et pour commencer, comprendre nous-mêmes. Depuis plusieurs semaines, nous avons entamé un débat sur une video que les internautes se renvoient passionément les uns aux autres, "l'argent dette", et qui explique comment le système produit mécaniquement de la dette, et de l'usure. Cette vidéo dévoile-t-elle enfin des vérités cachées sur le métier de banquier ? A-t-elle, au contraire, « une sale petite odeur », conspirationniste ? Nous avons entamé ici une première analyse. Ensuite, nous avons rassemblé là les apports les plus intéressants de nos lecteurs. Et enfin, nous lui consacrons notre émission de la semaine.
Il nous a fallu tout cela, pour cerner l'objet. « L'argent-dette » n'est ni une bombe ni un brûlot, mais un talentueux (et orienté) manuel de Sciences éco. Nous aurions pu faire plus vite ? Peut-être. Mais nous ne sommes pas économistes. Et ne prétendons pas l'être : vous devez entendre, sur le plateau, un de nos invités expliquer que les banquiers n'ont jamais vraiment compris eux-mêmes ce qu'ils faisaient. Et un autre renchérir : le président de la Société Générale lui-même n'a jamais compris le métier du trader Kerviel. Donc, on n'est pas les seuls. Ouf ! L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Stop ! Pouce ! Pause ! Ces indices boursiers qui se succèdent jour après jour à la radio et à la télé, en hausse, en baisse, ça plonge, ça remonte, cette mitraillade de chiffres que vous subissez le matin et le soir, ne sentez-vous pas qu'ils vous abrutissent ? Quel sens ont-ils ? Aucun, manifestement. Ils ne disent rien, directement, sur la crise réelle, son ampleur, ses racines, ses menaces. Mais ils nourrissent un feuilleton. Ils donnent à ceux qui les écoutent (et à ceux qui les diffusent ?) l'illusion de comprendre.
Comprendre. Nous servons à cela. Vous aider à comprendre. Et pour commencer, comprendre nous-mêmes. Depuis plusieurs semaines, nous avons entamé un débat sur une video que les internautes se renvoient passionément les uns aux autres, "l'argent dette", et qui explique comment le système produit mécaniquement de la dette, et de l'usure. Cette vidéo dévoile-t-elle enfin des vérités cachées sur le métier de banquier ? A-t-elle, au contraire, « une sale petite odeur », conspirationniste ? Nous avons entamé ici une première analyse. Ensuite, nous avons rassemblé là les apports les plus intéressants de nos lecteurs. Et enfin, nous lui consacrons notre émission de la semaine.
Il nous a fallu tout cela, pour cerner l'objet. « L'argent-dette » n'est ni une bombe ni un brûlot, mais un talentueux (et orienté) manuel de Sciences éco. Nous aurions pu faire plus vite ? Peut-être. Mais nous ne sommes pas économistes. Et ne prétendons pas l'être : vous devez entendre, sur le plateau, un de nos invités expliquer que les banquiers n'ont jamais vraiment compris eux-mêmes ce qu'ils faisaient. Et un autre renchérir : le président de la Société Générale lui-même n'a jamais compris le métier du trader Kerviel. Donc, on n'est pas les seuls. Ouf ! L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
vendredi 10 octobre 2008
gazette 41. Et si on infiltrait aussi les journalistes ?
La gazette d'@rrêt sur images, n° 41
On débat, sur notre plateau de cette semaine, d'une question qui empoisonne sacrément les journalistes : a-t-on le droit de filmer en caméra cachée ? Quand toutes les portes se ferment pour dissimuler une réalité immontrable, la télé peut-elle ruser, et s'affubler d'un faux nez ? Vous en avez peut-être entendu parler : le débat vient d'être relancé par France 2, qui annonce une prochaine émission fondée sur ce concept, « les infiltrés », animée par David Pujadas.
La question n'est pas simple. Ce n'est jamais joli, d'usurper une identité. Mais je vous conseille de regarder les séquences que nous diffusons cette semaine : de très choquantes scènes de maltraitance de personnes âgées dépendantes, dans une maison de retraite. Sans caméra « infiltrée », ces images n'auraient jamais été vues. Et l'on peut espérer que leur diffusion contribue (à long terme) à « faire bouger les choses », dans ces opaques établissements. Alors ? « La caméra cachée, c'est un peu notre arme nucléaire », dit notre invité Jean-Baptiste Rivoire, un des anciens patrons de l'investigation à Canal+. Donc, l'utiliser, oui, mais à (très) bon escient.
Nous aurions souhaité recevoir David Pujadas sur notre plateau. Mais voilà: Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, lui interdit de parler en public des "Infiltrés", avant la sortie de l'émission. Comment le sais-je ? Parce qu'il nous l'a avoué. Pourquoi vous révéler ici ce petit secret ? Diable ! Si une caméra avait été « infiltrée » à cet instant dans nos bureaux, ou dans les siens, chacun aurait droit à ce témoignage capital. Si l'on infiltre, infiltrons tout le monde, y compris les bureaux des dirigeants et des vedettes de la télé ! Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
On débat, sur notre plateau de cette semaine, d'une question qui empoisonne sacrément les journalistes : a-t-on le droit de filmer en caméra cachée ? Quand toutes les portes se ferment pour dissimuler une réalité immontrable, la télé peut-elle ruser, et s'affubler d'un faux nez ? Vous en avez peut-être entendu parler : le débat vient d'être relancé par France 2, qui annonce une prochaine émission fondée sur ce concept, « les infiltrés », animée par David Pujadas.
La question n'est pas simple. Ce n'est jamais joli, d'usurper une identité. Mais je vous conseille de regarder les séquences que nous diffusons cette semaine : de très choquantes scènes de maltraitance de personnes âgées dépendantes, dans une maison de retraite. Sans caméra « infiltrée », ces images n'auraient jamais été vues. Et l'on peut espérer que leur diffusion contribue (à long terme) à « faire bouger les choses », dans ces opaques établissements. Alors ? « La caméra cachée, c'est un peu notre arme nucléaire », dit notre invité Jean-Baptiste Rivoire, un des anciens patrons de l'investigation à Canal+. Donc, l'utiliser, oui, mais à (très) bon escient.
Nous aurions souhaité recevoir David Pujadas sur notre plateau. Mais voilà: Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, lui interdit de parler en public des "Infiltrés", avant la sortie de l'émission. Comment le sais-je ? Parce qu'il nous l'a avoué. Pourquoi vous révéler ici ce petit secret ? Diable ! Si une caméra avait été « infiltrée » à cet instant dans nos bureaux, ou dans les siens, chacun aurait droit à ce témoignage capital. Si l'on infiltre, infiltrons tout le monde, y compris les bureaux des dirigeants et des vedettes de la télé ! Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
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Daniel Schneidermann
vendredi 3 octobre 2008
gazette 40. La crise financière, derrière les postures...
La gazette d'@rrêt sur images, n° 40
Alerte ! Bush nationalise des banques ! Et dans la foulée, plusieurs Etats européens, France en tête, déversent des milliards d'argent public sur d'autres banques en déroute, pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Dans la crise inouïe du capitalisme, dont nous voyons le feuilleton se dérouler sous nos yeux, sans doute êtes-vous, comme nous, un peu perdus. Dans l'équipe d'@rrêt sur images, je l'avoue, il nous a fallu faire un rattrapage accéléré, pour éviter de vous dire trop de bêtises sur le sujet. Que savaient vraiment les banquiers ? Et les experts ? Et les politiques ? Est-il possible que le système ait ainsi foncé droit dans le mur, sans que nul ne soit capable de l'arrêter ? Notre dossier complet est là.
Aujourd'hui, la machine à gesticulations rassurantes fonctionne à plein régime. Vos médias préférés vous racontent comment Lagarde a convaincu son collègue américain Paulson de sauver l'assureur AIG. Le Figaro vous relate en exclusivité comment Sarkozy a, lui, sauvé le banquier franco-belge Dexia . Ponction sur les excédents du Livret A, aide à la construction : chaque soir, une nouvelle annonce. Mais derrière les gesticulations télévisées de Sarkozy, Lagarde et des autres, quelle efficacité réelle ?
Cette semaine, nous avons d'abord tenté de vous orienter vers les sites et les médias les plus fiables... et les plus clairs. Et surtout, nous consacrons notre émission à la crise, avec l'ancien patron du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, et l'économiste Jacques Sapir, auteur de l'un des articles les plus informés que nous ayions trouvé sur le Net. Vous ne l'avez pas vu à la télé ? Normal. Il nous explique pourquoi. Quant à Peyrelevade, c'est en orfèvre qu'il décode les postures des uns et des autres. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Alerte ! Bush nationalise des banques ! Et dans la foulée, plusieurs Etats européens, France en tête, déversent des milliards d'argent public sur d'autres banques en déroute, pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Dans la crise inouïe du capitalisme, dont nous voyons le feuilleton se dérouler sous nos yeux, sans doute êtes-vous, comme nous, un peu perdus. Dans l'équipe d'@rrêt sur images, je l'avoue, il nous a fallu faire un rattrapage accéléré, pour éviter de vous dire trop de bêtises sur le sujet. Que savaient vraiment les banquiers ? Et les experts ? Et les politiques ? Est-il possible que le système ait ainsi foncé droit dans le mur, sans que nul ne soit capable de l'arrêter ? Notre dossier complet est là.
Aujourd'hui, la machine à gesticulations rassurantes fonctionne à plein régime. Vos médias préférés vous racontent comment Lagarde a convaincu son collègue américain Paulson de sauver l'assureur AIG. Le Figaro vous relate en exclusivité comment Sarkozy a, lui, sauvé le banquier franco-belge Dexia . Ponction sur les excédents du Livret A, aide à la construction : chaque soir, une nouvelle annonce. Mais derrière les gesticulations télévisées de Sarkozy, Lagarde et des autres, quelle efficacité réelle ?
Cette semaine, nous avons d'abord tenté de vous orienter vers les sites et les médias les plus fiables... et les plus clairs. Et surtout, nous consacrons notre émission à la crise, avec l'ancien patron du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, et l'économiste Jacques Sapir, auteur de l'un des articles les plus informés que nous ayions trouvé sur le Net. Vous ne l'avez pas vu à la télé ? Normal. Il nous explique pourquoi. Quant à Peyrelevade, c'est en orfèvre qu'il décode les postures des uns et des autres. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
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