mardi 30 septembre 2008
Les souffrances de Bernard Tapis
Le 23 septembre 2008, un député de l'Assemblé Nationale demande à Madame Christine Lagarde si les souffrances morales de Bernard Tapis « valent » 50 fois celles de Patrick Dils.
Condamné à la prison à vie pour homicide, Patrick Dils a par la suite été innocenté : après avoir passé 15 années de sa vie en prison. La justice lui versa 1 million d'euros au titre de dédommagements.
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lundi 29 septembre 2008
Livre électronique
Il est fort à parier que le modèle économique de l'édition rencontre prochainement les mêmes bouleversements que ceux qui perturbent actuellement le monde de la musique.Je recevais récemment une publicité pour un outil (portable et encore fort couteux) permettant la lecture de livres électroniques.
Il va sans dire que ces appareils apportent moult avantages :
— écologiquement : en évitant l'utilisation du papier dans un secteur très gourmand ; mais aussi en éliminant tout problème de transports.
— possibilité de contourner le problème de stocks.
— diffusion facilitée pour les auteurs « méconnus », et ce sans passer par les filiales traditionnelles.
Mais les objections commencent également à poindre :
— le livre est source de satisfactions, c'est un objet auquel nous nous sommes attachés.
— si technologiquement de grands progrès ont été faits, il reste difficile de lire un support électronique quant on a pris l'habitude du support papier.
- l'électronique apporte son lot de problèmes sur le plan écologique (batteries qu'il faut charger, matériaux polluants...)
La « dématérialisation » du support apportera également des bouleversements concernant les droits d'auteur.
L'actuel modèle économique fonctionne sur un principe psychologique très fort : « le désir d'accumuler. »
Il y a eu de profonds changements et désormais, l'on consomme la musique. Les outils de stockage permettent une accumulation massive de fichiers et l'utilisateur (plus « possesseur » qu'auditeur) peut transporter des milliers de morceaux dans son baladeur. Il ne m'étonnerait pas que le pourcentage : musique écoutée/musique « possédée » soit très évocateur de cette nouvelle manière de considérer le son.
Le monde du livre s'orientera certainement sur un modèle similaire, et d'ici peu, nous devrions rencontrer des usagers du métro disposant sur eux de plusieurs dizaines d'ouvrages littéraires sous forme électronique.
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dimanche 28 septembre 2008
vendredi 26 septembre 2008
gazette 39. Afghanistan : silence, les veuves ?
La gazette d'@rrêt sur images, n° 39
Silence dans les rangs ! Pour la première fois depuis l'embuscade du 18 août, la libre parole des familles de militaires français en Afghanistan a énervé l'institution. Commandant du 8 ème RPIMA, le colonel Aragones a exigé cette semaine que le site Internet des familles de soldats ferme ses commentaires, et menacé de poursuites les parents et les épouses qui, selon lui, diffament le régiment. Le texte intégral du ras le bol du colonel est ici.
Attention, censure ? Depuis plusieurs mois, nous surveillons avec attention la liberté d'expression que consent l'Armée aux militaires en Afghanistan. Elle s'avance innocemment, la censure, drapée dans la nécessité de protéger le moral des troupes. Et un jour, elle enveloppe tout, et c'est trop tard. Parce que cette guerre est contestable et contestée, la liberté d'expression sur ce sujet-là est à protéger comme la prunelle de nos yeux.
L'équipe d'@si n'est d'ailleurs pas unanime. Regardez donc David Abiker sur notre plateau, cette semaine, s'en prendre à notre consoeur du Parisien, Odile Plichon, qui témoigne de la pression croissante exercée sur les soldats. Pour David, les médias pinaillent, et cherchent des poux à l'Armée. Je suis plutôt d'accord avec notre invitée, dans ce débat-là, qui m'incite à en revenir aux fondamentaux de la mission de la presse. Mais je suis très heureux que notre émission puisse être le lieu de ce débat. L'émission est ici. Et ses meilleurs moments sont là :
Internet, encore. Et encore une pique du pouvoir. Dans un rapport à Sarkozy, une secrétaire nationale de l'UMP, Danièle Giazzi, préconise la création de méga-groupes de presse, et sonne le tocsin contre Internet, où se déploieraient militantisme masqué et rumeurs. Nous avons lu son rapport. Le résumé est ici. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Silence dans les rangs ! Pour la première fois depuis l'embuscade du 18 août, la libre parole des familles de militaires français en Afghanistan a énervé l'institution. Commandant du 8 ème RPIMA, le colonel Aragones a exigé cette semaine que le site Internet des familles de soldats ferme ses commentaires, et menacé de poursuites les parents et les épouses qui, selon lui, diffament le régiment. Le texte intégral du ras le bol du colonel est ici.
Attention, censure ? Depuis plusieurs mois, nous surveillons avec attention la liberté d'expression que consent l'Armée aux militaires en Afghanistan. Elle s'avance innocemment, la censure, drapée dans la nécessité de protéger le moral des troupes. Et un jour, elle enveloppe tout, et c'est trop tard. Parce que cette guerre est contestable et contestée, la liberté d'expression sur ce sujet-là est à protéger comme la prunelle de nos yeux.
L'équipe d'@si n'est d'ailleurs pas unanime. Regardez donc David Abiker sur notre plateau, cette semaine, s'en prendre à notre consoeur du Parisien, Odile Plichon, qui témoigne de la pression croissante exercée sur les soldats. Pour David, les médias pinaillent, et cherchent des poux à l'Armée. Je suis plutôt d'accord avec notre invitée, dans ce débat-là, qui m'incite à en revenir aux fondamentaux de la mission de la presse. Mais je suis très heureux que notre émission puisse être le lieu de ce débat. L'émission est ici. Et ses meilleurs moments sont là :
Internet, encore. Et encore une pique du pouvoir. Dans un rapport à Sarkozy, une secrétaire nationale de l'UMP, Danièle Giazzi, préconise la création de méga-groupes de presse, et sonne le tocsin contre Internet, où se déploieraient militantisme masqué et rumeurs. Nous avons lu son rapport. Le résumé est ici. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
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Sur fond de récession
Tandis que le gouvernement opère ici et là des coupes budgétaires, alors que moult postes de fonctionnaires ne seront pas renouvelés : 15 gendarmes font le guet pour protéger la propriété privée de monsieur Clavier.
Le Monde.fr
@rrêt sur Images
« C'est vrai aussi, pour la villa de Christian Clavier, désormais gardée en permanence par quinze gendarmes. Jusqu'à quand ? Nul ne le sait. Mais personne ne veut prendre le risque de lever le dispositif. »Sources :
Isabelle Mandraud, En Corse, policiers et gendarmes expriment un profond malaise après l'affaire Clavier, Le Monde, 25/09/2008
Le Monde.fr
@rrêt sur Images
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grotesque
L'amour est dans le poste

Vous aurez peut-être suivi les aventures « loufoques » d'un certain JB.
France 3 lui a consacré un documentaire diffusé en plusieurs épisodes (JB en Russie, JB sur internet, JB dans des soirées spéciales célibataires).
Il semble que les médias aient trouvé un « bon client », car ce matin, c'est au tour de l'animateur Cauet d'inviter l'excentrique personnage sur Virgin Radio. L'émission « l'amour est dans le pré » aurait même contacté le bonhomme (qui n'est pas agriculteur).
Ces personnages à la « striptease » sont appréciés : caricaturaux, drôles (malgré eux) ; ils fascinent par leur incongruité : jusqu'à transformer les postes (de télévision et de radio) en agence matrimoniale.
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jeudi 25 septembre 2008
Forum de la Sottise
Décidément, je n'ai rien à dire qui ne vienne grossir ma rubrique « grotesque ».
Par le plus grand des hasards d'une navigation de fin de journée, je tombe sur un article du Forum des Républicains Sociaux concernant : « Le mariage homosexuel et l'homoparentalité » : vaste débat.
Je vous en livre un extrait :
Je ne me risquerai à aucune analyse de texte... mais je signalerai juste l'inconsistance totale de cette réflexion.
Les auteurs expriment une opinion dans laquelle la « conclusion » n'émane que d'un a priori :
Vous remarquerez que ce type de propos ne relèvent jamais de la réflexion... mais seulement de convictions.
Je vous laisse sur cet autre extrait... et vous défie d'y trouver un sens quelconque :
Par le plus grand des hasards d'une navigation de fin de journée, je tombe sur un article du Forum des Républicains Sociaux concernant : « Le mariage homosexuel et l'homoparentalité » : vaste débat.
Je vous en livre un extrait :
"La responsabilité première des politiques est de veiller au respect des droits fondamentaux des plus petits, parmi lesquels les enfants. Cette responsabilité appelle la plus grande clarté. On ne peut affirmer vouloir construire un ordre juste et accepter de faire droit à une revendication qui lèse profondément les droits des enfants. On ne peut vouloir construire une société durable ou une France apaisée en violant nos repères les plus fondamentaux que sont la différence des sexes et la dimension structurante pour chacun de l’altérité."Ne me demandez pas comment on peut sortir un pareil tissu de sottises... l'âme humaine est insondable.
Je ne me risquerai à aucune analyse de texte... mais je signalerai juste l'inconsistance totale de cette réflexion.
Les auteurs expriment une opinion dans laquelle la « conclusion » n'émane que d'un a priori :
On ne peut affirmer vouloir construire un ordre juste et accepter de faire droit à une revendication qui lèse profondément les droits des enfants.Étrange... rien ne vient étayer l'idée que les enfants élevés par un couple homosexuel seraient lésés ? Sur quels critères s'appuient'-ils ? ... Sur une simple croyance.
Vous remarquerez que ce type de propos ne relèvent jamais de la réflexion... mais seulement de convictions.
Je vous laisse sur cet autre extrait... et vous défie d'y trouver un sens quelconque :
Toute la tradition philosophique humaniste, dans sa grande diversité, est basée sur l’idée qu’une personne est toujours dépositaire de droits et jamais objet du droit d’un autre. C’est pourquoi, il est impératif que la France d’après 2007 ne cède pas à la tentation du mariage homosexuel ou à l’adoption d’enfants par les personnes homosexuelles.Ces deux phrases n'ont aucun aucun sens : elles n'ont de français que les mots qui les composent.
mercredi 24 septembre 2008
Cachez donc ces seins !

[Source image : wikipedia ]
La Justice saura toujours nous surprendre.
L'artiste Philippe Pissier a été convoqué à la gendarmerie pour avoir osé envoyer quatre cartes postales représentant des seins nus.
Offusquée, la Poste (encore publique) a transmis le dossier au substitut du procureur de la République de Cahors.
Philippe Pissier encourt trois ans d’emprisonnement et 175.000 euros d’amende en vertu de l’article 227-24 du Code Pénal (un trouble à l'ordre public) :
Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur.Liens connexes :
La dépêche du Midi
Les 400 culs ( Libération )
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vendredi 19 septembre 2008
Le dialogue est « casse-gueule »
Un « je ne sais quoi » m'a indisposé lors de la lecture du dernier chapitre du « livre des jours », de Michael Cunningham. Bien que le livre m'ait entièrement absorbé jusqu'à ce dernier récit (le livre se compose de trois histoires situées en différentes époques), quelque chose venait subrepticement troubler mon attention.
Le dialogue est à mon avis l'un des points les plus délicats de l'écriture, et ce sans doute parce qu'il nous renvoie directement à la réalité. Le dialogue est un lien direct avec la « vie réelle », et ce quel que soit l'objet de la narration.
Même si l'histoire contée est de l'ordre de l'imaginaire (de la science-fiction), le dialogue, lui, se doit d'être le plus « juste » possible... et dans le cas contraire, nous risquerions de sortir de l'histoire.
Et c'est donc ce point qui déclenchait ma gêne à la lecture du dernier récit... quelque chose cloche dans les dialogues.
Me revint à l'esprit un roman d'Anne Bourrel, une jeune auteure du sud de la France. Si j'accrochais à la première partie du « roman de Laïd », je décrochai totalement sur la suite, et ce précisément en raison des dialogues.
Il est évident que tout cela ne tient qu'à la subjectivité du lecteur, que l'impression de « fausseté » ne sera pas partagée par tous. La lecture est bien trop intime pour que le puisse en modéliser ses résultantes sur l'esprit du lecteur.
Le dialogue est à mon avis l'un des points les plus délicats de l'écriture, et ce sans doute parce qu'il nous renvoie directement à la réalité. Le dialogue est un lien direct avec la « vie réelle », et ce quel que soit l'objet de la narration.
Même si l'histoire contée est de l'ordre de l'imaginaire (de la science-fiction), le dialogue, lui, se doit d'être le plus « juste » possible... et dans le cas contraire, nous risquerions de sortir de l'histoire.
Et c'est donc ce point qui déclenchait ma gêne à la lecture du dernier récit... quelque chose cloche dans les dialogues.
Me revint à l'esprit un roman d'Anne Bourrel, une jeune auteure du sud de la France. Si j'accrochais à la première partie du « roman de Laïd », je décrochai totalement sur la suite, et ce précisément en raison des dialogues.
Il est évident que tout cela ne tient qu'à la subjectivité du lecteur, que l'impression de « fausseté » ne sera pas partagée par tous. La lecture est bien trop intime pour que le puisse en modéliser ses résultantes sur l'esprit du lecteur.
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gazette 38. Le film sur TF1 que vous ne verrez pas à la télé
La gazette d'@rrêt sur images, n° 38
Vous ne verrez pas ce film à la télévision. Vous avez même failli ne pas le voir du tout. Il faut dire que le sujet est explosif. Jugez plutôt : les coulisses, les trucs et les subterfuges de feue l'émission « Y'a que la vérité qui compte », de Bataille et Fontaine, sur TF1. Pendant plusieurs mois, deux réalisateurs, Oren Nataf et Isabelle Friedmann, ont donc filmé les coulisses de cette émission. Furieux du résultat, Bataille et Fontaine ont tenté de le faire interdire : sans succès. A l'époque, nous avions suivi de près ces péripéties. La censure des chaines de télé a été plus discrète, mais plus efficace : pas une n'a accepté de le diffuser. Le film, « 20 minutes de bonheur », sort donc dans quelques (rares) salles de cinéma. C'est un excellent document sur les recettes de fabrication d'une émission de la télévision grand public. Son histoire est aussi passionnante que le film lui-même. « Si Bataille et Fontaine ne nous avaient pas attaqué en référé, le film ne serait jamais sorti » nous raconte drôlement Oren Nataf, sur notre plateau. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Nous vivons, du point de vue de la liberté d'informer, une curieuse époque. Certes, rien n'a officiellement changé. Et pourtant ! Dans la même semaine, on voit la totalité des medias traditionnels faire silence sur la visite semi-clandestine de Tapie à l'Elysée, révélée par des médias en ligne ; deux dirigeants de la chaine publique France 24 renvoyés sous des prétextes futiles (coïncidence, l'un d'eux avait écrit un livre hostile à Kouchner en... 1993) ; un préfet interdire l'accès à des conférences de presse à des journalistes d'une radio locale publique. Aucun rapport ? Peut-être. Mais tout de même, se dégage de l'ensemble un curieux parfum d'impunité (d'un côté) et de peur (de l'autre côté). De ce climat, nous sommes heureusement préservés, puisque nous ne dépendons... que de nos abonnés, et nous nous en félicitons tous les matins. Justement, pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Vous ne verrez pas ce film à la télévision. Vous avez même failli ne pas le voir du tout. Il faut dire que le sujet est explosif. Jugez plutôt : les coulisses, les trucs et les subterfuges de feue l'émission « Y'a que la vérité qui compte », de Bataille et Fontaine, sur TF1. Pendant plusieurs mois, deux réalisateurs, Oren Nataf et Isabelle Friedmann, ont donc filmé les coulisses de cette émission. Furieux du résultat, Bataille et Fontaine ont tenté de le faire interdire : sans succès. A l'époque, nous avions suivi de près ces péripéties. La censure des chaines de télé a été plus discrète, mais plus efficace : pas une n'a accepté de le diffuser. Le film, « 20 minutes de bonheur », sort donc dans quelques (rares) salles de cinéma. C'est un excellent document sur les recettes de fabrication d'une émission de la télévision grand public. Son histoire est aussi passionnante que le film lui-même. « Si Bataille et Fontaine ne nous avaient pas attaqué en référé, le film ne serait jamais sorti » nous raconte drôlement Oren Nataf, sur notre plateau. L'émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Nous vivons, du point de vue de la liberté d'informer, une curieuse époque. Certes, rien n'a officiellement changé. Et pourtant ! Dans la même semaine, on voit la totalité des medias traditionnels faire silence sur la visite semi-clandestine de Tapie à l'Elysée, révélée par des médias en ligne ; deux dirigeants de la chaine publique France 24 renvoyés sous des prétextes futiles (coïncidence, l'un d'eux avait écrit un livre hostile à Kouchner en... 1993) ; un préfet interdire l'accès à des conférences de presse à des journalistes d'une radio locale publique. Aucun rapport ? Peut-être. Mais tout de même, se dégage de l'ensemble un curieux parfum d'impunité (d'un côté) et de peur (de l'autre côté). De ce climat, nous sommes heureusement préservés, puisque nous ne dépendons... que de nos abonnés, et nous nous en félicitons tous les matins. Justement, pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
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jeudi 18 septembre 2008
Dans la peau d'un fan

Ce fut ce soir ma première soirée dédicace... si j'exclus la signature de Patrice Drevet, que j'obtins à l'aéroport de Marignane, il y a plus de 25 ans (alors qu'à l'époque je ne savais même pas qui était le bonhomme).
Étrange donc de faire la queue en l'attente d'une signature, entouré majoritairement de quinquagénaires (essentiellement des femmes), de serrer la main de Jean Paul Dubois, de lui glisser un mot, et de m'en retourner avec ma dédicace.
La soirée, était organisé par la librairie Sauramps, à Montpellier. L'auteur, sympathique aux yeux de la direction, nous a même donné droit au buffet (avec vin du cru).
Jean Paul Dubois aime à digresser (en gros, il est bavard) et ses explications sur des passages choisis des accommodements raisonnables furent enrichissantes. Bien que l'on sente ça et là une « phrase de tournée » (des propos que l'on est certain d'avoir lus, mot pour mot, dans la presse), l'auteur a exprimé ses idées avec clarté, apportant ainsi un regard nouveau sur le livre.
Il est évident que l'auteur fut ensuite sollicité à droite et à gauche, et je n'ai malheureusement pas eu réponse complète à la question que j'ai souhaité lui poser sur son travail d'écrivain (l'influence du cinéma et de la série télévisée sur l'écriture).
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Musique sous licences libres
La musique semble l'un des domaines les plus sensibles au mouvement du Libre. L'informatique du logiciel libre a ouvert la voie à de nouvelles formes d'expression et de diffusion.Il est possible aujourd'hui de diffuser sans passer par les canaux classiques qui jusqu'ici limitaient (contraignaient) la diffusion d'une œuvre artistique. Les filtres éclatent, de nouveaux modèles s'organisent, des licences libres voient le jour.
Il va sans dire qu'il y a de tout : de véritables petits bijoux comme d'horribles expériences auditives... mais le choix est vaste et, pour ainsi dire, incontournable.
À des fins expérimentales, j'ai mis en place un système de diffusion (une sorte de radio en ligne) qui ne diffuse que de la musique sous licence libre.
Un millier de morceaux (jazz, blues et classique pour la plupart) sont ainsi diffusés en streaming mp3 à l'aide des logiciels icecast et ices. Je tire le contenu du site Dogmazic.net.
Vous pouvez écouter la radio ici même :
Lancer la lecture (offline )Le principe de diffusion est simple : Un ordinateur personnel (un simple PC de bureau) sélectionne de la musique et transfert un flux mp3 (128Kbps dans mon cas) vers un serveur.
Ici c'est le travail du logiciel ices (il prépare la musique et envoie celle-ci vers une machine plus appropriée pour la diffusion).
Une simple connexion adsl suffit donc a envoyer la musique (puisque un seul flux part du PC).
Sur le serveur, icecast se charge ensuite de répartir ce même flux mp3 vers tous les auditeurs.
La location d'un serveur (sur une connexion 100Mbps) coute désormais moins cher qu'un simple abonnement téléphonique. Une telle connexion permet déjà plus de 700 écoutes simultanées.
Reste ensuite le plus compliqué. Si le coût de diffusion a considérablement baissé ces dernières années, il n'en reste pas moins que le travail de l'artiste est le même, et que désormais, il entre en « concurrence » avec l'impressionnante diversité de créations qui circulent sur internet.
Certes, cette diversité enrichit la Musique, mais l'auditeur n'a pas plus de deux oreilles et son temps d'écoute est limité. Ainsi, des milliers de radios en ligne ne diffusent chacune que pour quelques auditeurs.
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Les couches de Xavier Darcos
Il est à se demander si une équipe spéciale (avec à sa tête un Jack Bauer de la communication) ne s'occupe pas de divertir et mettre en émoi la population en proposant à tel ou tel membre du gouvernement de sortir sa boutade.
C'est donc au tour de Xavier Darcos :
Il serait bon de rappeler à Monsieur le Ministre que les écoles maternelles, justement, n'acceptent que les enfants en ayant terminé avec les couches. Il n'est donc point question pour les instituteurs de changer qui que ce soit, l'enfant se devant d'être propre avant toute admission.
C'est donc au tour de Xavier Darcos :
Il serait bon de rappeler à Monsieur le Ministre que les écoles maternelles, justement, n'acceptent que les enfants en ayant terminé avec les couches. Il n'est donc point question pour les instituteurs de changer qui que ce soit, l'enfant se devant d'être propre avant toute admission.
Héros !? tais-toi et meurs
Diffusé sur France 5, le documentaire "Les oubliés du 11 septembre" ne laisse pas indifférent.

Traités comme des héros suite aux évènements du 11 septembre, des femmes et des hommes tombent malades et sont abandonnés par le gouvernement. Les décisions politiques prises dans le feu de l'action (notamment le fait de privilégier la réouverture de Wall Street malgré les risques sanitaires) ne sont pas assumées et la nation a vite oublié ses idoles.

Traités comme des héros suite aux évènements du 11 septembre, des femmes et des hommes tombent malades et sont abandonnés par le gouvernement. Les décisions politiques prises dans le feu de l'action (notamment le fait de privilégier la réouverture de Wall Street malgré les risques sanitaires) ne sont pas assumées et la nation a vite oublié ses idoles.
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Télévision
mardi 16 septembre 2008
Monsieur le Président de la Télévision
Deux courts métrages concernant la réforme de l'audiovisuel public ont été mis en ligne sur le site de la SCAM (la Société Civile des Auteurs Multimedia).
Monsieur le Président
La redevance :
Réforme de l’audiovisuel public - dossier en ligne
Monsieur le Président
Monsieur le Président, n'éteignez pas la télévision publique. La télé appartient à ceux qui la paient !
Un film proposé et écrit par Yves Jeuland
réalisé par Joyce Colson
animation : Jean-Yves Castillon
Voix : avec la participation amicale de Mathieu Amalric
et Perrine Tourneux
studio d’enregistrement : Sub-til
sound design & mixage : Tabaskko / Bruno Guéraçague
conformation & étalonnage : Stéphane Jarreau
production exécutive : doncvoilà / Virginie Giachino
Un film financé par la Scam et soutenu par plus de 30 organisations pour défendre le service public.
La redevance :
La redevance, c'est la différence. La télé appartient à ceux qui la paient !
Un film proposé et écrit par Yves Jeuland,
réalisé par Joyce Colson,
animation : Jean-Yves Castillon,
Voix : avec la participation amicale de Mathieu Amalric
et Perrine Tourneux,
studio d’enregistrement : Sub-til,
sound design & mixage : Tabaskko / Bruno Guéraçague.
Un film financé par la Scam et soutenu par plus de 30 organisations.
conformation & étalonnage : Stéphane Jarreau
production exécutive : doncvoilà / Virginie Giachino
Réforme de l’audiovisuel public - dossier en ligne
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Télévision
Et la vierge était à vendre...
Internet (mais surtout la nature humaine) nous réserve toujours quelques petites surprises :
Une demoiselle met sa virginité aux enchères : 1 000 000 de dollars, et ce dans la perspective de financer ses études.
Une telle somme, même aux États-Unis, doit permettre quelques redoublements...
Pour en savoir plus...
Une demoiselle met sa virginité aux enchères : 1 000 000 de dollars, et ce dans la perspective de financer ses études.
Une telle somme, même aux États-Unis, doit permettre quelques redoublements...
Pour en savoir plus...
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dimanche 14 septembre 2008
Un député de la Marne... résidant à New York
Monsieur Renaud Dutreil, député de la Marne, doit se sentir proche de son électorat : quelque 6000 kilomètres. L'ancien ministre déménage à New York mais ne souhaite pas renoncer à la députation.
Sources : bakchich.info, Arret sur images
Sources : bakchich.info, Arret sur images
Par tous les saints !
Un peu d'humour dans ce monde de cultes :

[Libération, p.14-15, samedi 13 septembre 2008, réalisé sans montage]

[Libération, p.14-15, samedi 13 septembre 2008, réalisé sans montage]
Assistants Maternels
Je dépose ma fille à la crèche. Me reviennent à l'esprit mes idées nocturnes : il n'y a que des femmes.
Depuis la naissance, qu'il s'agisse du personnel de l'hôpital, de la « nounou » ou de la crèche (et sans doute ensuite pour l'école maternelle), seules des femmes s'occupent de ma fille.
Je lis l'entête du contrat signé avec la « nounou » : « MODELE DE CONTRAT DE TRAVAIL (...) ASSISTANTS MATERNELS ». Tiens... C’est au masculin ?
Ma première réflexion : les femmes sont-elle plus a même de s'occuper des enfants ?
Ma seconde pensée : comment aurais-je réagi si ma « nounou » était « un nounou » ?
Je ne me voile pas la face : je considère moi même qu'un homme qui s'occupe des enfants des autres... c'est louche (un pédophile potentiel ?).
Pourtant, en quoi une femme serait-elle moins suspecte ? Pourquoi serait-elle plus apte à s'occuper de la progéniture d'autrui ?
En cette période de combats pour l'égalité des sexes, il y a des « croyances » encore bien ancrées.
Si je tente de dépasser mes préjugés, je peux avancer cette idée : les femmes y sont comme contraintes. Et dans ce cas, moult d'entre elles s'occupent d'enfants seulement parce que la fonction leur est destinée... et j'en déduis que nombre d'entre elles abhorrent ça.
Quelle idée stupide que de croire que, tout naturellement, les femmes aiment s'occuper des « gamins » des autres ! Quel beau préjugé que de penser que les hommes ne sont pas faits pour ça !
Depuis la naissance, qu'il s'agisse du personnel de l'hôpital, de la « nounou » ou de la crèche (et sans doute ensuite pour l'école maternelle), seules des femmes s'occupent de ma fille.
Je lis l'entête du contrat signé avec la « nounou » : « MODELE DE CONTRAT DE TRAVAIL (...) ASSISTANTS MATERNELS ». Tiens... C’est au masculin ?
Ma première réflexion : les femmes sont-elle plus a même de s'occuper des enfants ?
Ma seconde pensée : comment aurais-je réagi si ma « nounou » était « un nounou » ?
Je ne me voile pas la face : je considère moi même qu'un homme qui s'occupe des enfants des autres... c'est louche (un pédophile potentiel ?).
Pourtant, en quoi une femme serait-elle moins suspecte ? Pourquoi serait-elle plus apte à s'occuper de la progéniture d'autrui ?
En cette période de combats pour l'égalité des sexes, il y a des « croyances » encore bien ancrées.
Si je tente de dépasser mes préjugés, je peux avancer cette idée : les femmes y sont comme contraintes. Et dans ce cas, moult d'entre elles s'occupent d'enfants seulement parce que la fonction leur est destinée... et j'en déduis que nombre d'entre elles abhorrent ça.
Quelle idée stupide que de croire que, tout naturellement, les femmes aiment s'occuper des « gamins » des autres ! Quel beau préjugé que de penser que les hommes ne sont pas faits pour ça !
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samedi 13 septembre 2008
Panique sur les ondes

Tu es...
Tu es sans conteste la plus originale émission de Radio France
Tu es également l'une des meilleures
Et tu reviens cette année, deux fois plus impertinente...
L'émission Panique au Mangin Palace se dédouble désormais, la veille à la même heure, de sa dizygote : Panique au Ministère Psychique.
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Radio
Laïcité positive ?
L'universalité du catholicisme est née dans l'oppression et dans le sang.
Ils ont eu plus de 2000 ans pour nous prouver leur incompétence à régler les problèmes de ce bas monde.
Alors qu'ils gardent leurs discours et leurs bonnes paroles... qu'ils retournent prêcher dans leurs églises (pour la plupart entretenus par nos impôts), et qu'ils ne viennent pas s'occuper des affaires publiques.
Messieurs les représentants de la voie divine, occupez-vous de vos propres tourments (le vice, vous connaissez), mais ne venez plus vicier notre air.
Il m'amuse de constater à quel point votre folklore se nourrit de jeunes vierges et de garçons à la voix de castrat. Votre histoire (notre Histoire) est suffisamment éloquente : faites maintenant voeu de silence... et « foutez-nous la paix ».
Ils ont eu plus de 2000 ans pour nous prouver leur incompétence à régler les problèmes de ce bas monde.
Alors qu'ils gardent leurs discours et leurs bonnes paroles... qu'ils retournent prêcher dans leurs églises (pour la plupart entretenus par nos impôts), et qu'ils ne viennent pas s'occuper des affaires publiques.
Messieurs les représentants de la voie divine, occupez-vous de vos propres tourments (le vice, vous connaissez), mais ne venez plus vicier notre air.
Il m'amuse de constater à quel point votre folklore se nourrit de jeunes vierges et de garçons à la voix de castrat. Votre histoire (notre Histoire) est suffisamment éloquente : faites maintenant voeu de silence... et « foutez-nous la paix ».
Radio France Vatican
Radio France semble s'être alliée avec Radio Vatican pour nous faire suivre les faits et gestes du pape avec plus de précisions qu'un GPS.
Seigneurs, vos voies sont désormais véhiculées par la bande FM, et ce bien plus efficacement qu'au travers des propos hallucinés de vos vierges effarouchées.
Permettez-moi seulement de diverger sur une petite réclamation, seigneur. Je sais à quel point vos voies sont impénétrables, seigneur, mais pourquoi, oh pourquoi avez-vous permis cette infamie : retarder le journal de treize heures, sur France 2, en ce saint jour du 12 septembre 2008. Quelque chose m'échappe : tant de téléspectateurs réunis devant leur poste... tant de vos potentiels clients déçus, injuriés, trahis.
Mais peut être est ce un signe ?! le prochain messie viendra t'il à nous par l'écran cathodique (catholique) ?
Seigneurs, vos voies sont désormais véhiculées par la bande FM, et ce bien plus efficacement qu'au travers des propos hallucinés de vos vierges effarouchées.
Permettez-moi seulement de diverger sur une petite réclamation, seigneur. Je sais à quel point vos voies sont impénétrables, seigneur, mais pourquoi, oh pourquoi avez-vous permis cette infamie : retarder le journal de treize heures, sur France 2, en ce saint jour du 12 septembre 2008. Quelque chose m'échappe : tant de téléspectateurs réunis devant leur poste... tant de vos potentiels clients déçus, injuriés, trahis.
Mais peut être est ce un signe ?! le prochain messie viendra t'il à nous par l'écran cathodique (catholique) ?
vendredi 12 septembre 2008
Pétition Edvige VS le Canard : R.A.S. ?
J'ai rapporté ici même l'étrange déroulement d'une affaire concernant un article du Canard Enchainé révélant une faille dans le logiciel phppetitions, programme php servant notamment à regrouper les signatures contre le projet Edvige (actuellement plus de 150 000).J'avais moi même recueilli plus de 180 000 signatures pour le maintien de l'émission Arrêt sur Images grâce à phppetitions. Aussi avais je dès le début trouvé l'affaire suspecte.
Je suis abonné au Canard (depuis les dernières présidentielles), aussi étais je étonné (inquiet) de trouver quelques incohérences quand j'ai cherché à en savoir plus.
Il s'avère qu'il reste quelques points noirs :
- la manière dont a été pénétré le système n'est pas le simple fait d'un acte anodin (par exemple, chercher à saisir admin / admin dans l'interface d'administration ). Il y a eu véritablement volonté de contourner le système, ce qui se rapproche dangereusement de l'acte de piraterie.
- il m'étonnerait que le journaliste ait mis 3 minutes pour trouver la faille... à moins qu'une personne connaissant bien le système lui ait facilité la tâche.
- d'où proviennent ces explications « fumeuses » sur le Post (concernant un soi-disant mot de passe par défaut) ?
- quelle était l'intention du journaliste ? l'article semble suggérer l'amateurisme des instigateurs de la pétition alors que la faute (si faute il y a) repose sur les développeurs du logiciel utilisé.
Quoi qu'il en soit, chaque utilisateur de phppetitions se doit de mettre à jour rapidement son site internet. Comme de nombreux logiciels, phppetitions a été victime de sa médiatisation (la faille était passée inaperçue pendant 3-4 ans), ce qui aura au moins permis d'en consolider la sécurité.
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gazette 37. Tapie : quand le 20 Heures détourne les yeux
La gazette d'@rrêt sur images, n° 37
Quelle étrange machine, un journal de 20 Heures. On le croirait parfois fabriqué par davantage de réflexes que de réflexion. Exemple cette semaine : pourquoi seul Tapie a-t-il eu les honneurs d'un passage au 20 Heures, le soir de son audition, et pas l'ancien président du Crédit lyonnais Peyrelevade, pourtant entendu le même jour par les mêmes députés ? Choix politique des télés aux ordres ? Peut-être. Les journaux télévisés, après tout, ne se sont pas trop attardés à se demander si Sarkozy, en l'occurrence, avait donné un coup de pouce à Tapie, pour l'aider à récupérer quelques dizaines de millions.
Mais la réponse est peut-être plus rassurante et plus inquiétante à la fois. Ecoutez donc, sur le plateau, les réponses d'un témoin de choix : Jacques Asline, réalisateur du 20 Heures de TF1 depuis de longues années (et encore aujourd'hui). Inconnu du public, l'homme est présent à toutes les réunions, assiste à tous les choix. Pourquoi Tapie ? lui demandons-nous. Et pourquoi justement l'instant où il semble au bord des larmes ? La difficulté d'Asline à répondre est éloquente. Je ne vous en dis pas plus. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Inéluctablement, l'audience des JT décline et surtout, ces temps-ci, celui de TF1 (sur notre plateau, son réalisateur en convient d'ailleurs entre les lignes...) Pas étonnant, tant ils s'évertuent à détourner les yeux. Autre exemple : la fameuse exposition Jeff Koons, à Versailles. Tous les journaux, faussement effarouchés, ont montré l'image du « scandale » : le chien-ballon de l'artiste américain devant les Fragonard. Mais pas un seul, pour mentionner que le directeur du château de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, rend ainsi un joli service à son ancien patron, le milliardaire François Pinault, grand collectionneur de Koons. Ce serait trop compliqué pour les télespectateurs. Notre article est ici. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Quelle étrange machine, un journal de 20 Heures. On le croirait parfois fabriqué par davantage de réflexes que de réflexion. Exemple cette semaine : pourquoi seul Tapie a-t-il eu les honneurs d'un passage au 20 Heures, le soir de son audition, et pas l'ancien président du Crédit lyonnais Peyrelevade, pourtant entendu le même jour par les mêmes députés ? Choix politique des télés aux ordres ? Peut-être. Les journaux télévisés, après tout, ne se sont pas trop attardés à se demander si Sarkozy, en l'occurrence, avait donné un coup de pouce à Tapie, pour l'aider à récupérer quelques dizaines de millions.
Mais la réponse est peut-être plus rassurante et plus inquiétante à la fois. Ecoutez donc, sur le plateau, les réponses d'un témoin de choix : Jacques Asline, réalisateur du 20 Heures de TF1 depuis de longues années (et encore aujourd'hui). Inconnu du public, l'homme est présent à toutes les réunions, assiste à tous les choix. Pourquoi Tapie ? lui demandons-nous. Et pourquoi justement l'instant où il semble au bord des larmes ? La difficulté d'Asline à répondre est éloquente. Je ne vous en dis pas plus. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :
Inéluctablement, l'audience des JT décline et surtout, ces temps-ci, celui de TF1 (sur notre plateau, son réalisateur en convient d'ailleurs entre les lignes...) Pas étonnant, tant ils s'évertuent à détourner les yeux. Autre exemple : la fameuse exposition Jeff Koons, à Versailles. Tous les journaux, faussement effarouchés, ont montré l'image du « scandale » : le chien-ballon de l'artiste américain devant les Fragonard. Mais pas un seul, pour mentionner que le directeur du château de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, rend ainsi un joli service à son ancien patron, le milliardaire François Pinault, grand collectionneur de Koons. Ce serait trop compliqué pour les télespectateurs. Notre article est ici. Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
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L'abus d'eau bénite nuit gravement à la santé... des médias
Nous ne sommes pas tous égaux devant le seigneur.
Alors qu'il offensa récemment Dieu (il vient de divorcer d'une femme doublement outrageante), le Président de la République accueille le Pape en grandes pompes.
Monsieur Sarkosy venait tout récemment de refuser une rencontre avec le Dalaï-Lama.
Peut-être essaye t'-il de racheter son âme ?
Depuis hier (un téléphone sonne, des actualités orientées « bénitier »...) France Inter nous assomme de paroles divines. D'autres radios se joignent à la messe : Europe 1 aurait enjoint son envoyé spécial à vérifier le bon décollage de l'avion papal.
Si l'Église catholique a longtemps considéré d'un mauvais oeil tous ces « sauvages » (ces païens, ou pis encore, ces athées)... alors que devons-nous penser de toute cette soupe moyenâgeuse : elle est indigeste.
Mais peut-être que notre président pense que toutes ces hosties pourront « gaver» son peuple, lui faire oublier l'enfer dans lequel nombre de citoyens sont déjà plongés. Mon Dieu, si cela pouvait être aussi simple !
Alors qu'il offensa récemment Dieu (il vient de divorcer d'une femme doublement outrageante), le Président de la République accueille le Pape en grandes pompes.
Monsieur Sarkosy venait tout récemment de refuser une rencontre avec le Dalaï-Lama.
Peut-être essaye t'-il de racheter son âme ?
Depuis hier (un téléphone sonne, des actualités orientées « bénitier »...) France Inter nous assomme de paroles divines. D'autres radios se joignent à la messe : Europe 1 aurait enjoint son envoyé spécial à vérifier le bon décollage de l'avion papal.
Si l'Église catholique a longtemps considéré d'un mauvais oeil tous ces « sauvages » (ces païens, ou pis encore, ces athées)... alors que devons-nous penser de toute cette soupe moyenâgeuse : elle est indigeste.
Mais peut-être que notre président pense que toutes ces hosties pourront « gaver» son peuple, lui faire oublier l'enfer dans lequel nombre de citoyens sont déjà plongés. Mon Dieu, si cela pouvait être aussi simple !
Noam Chomsky et le conspirationnisme

« D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories [les théories concernant le 11 septembre], mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux. Il faut quand même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe »Sources : Arrêt sur Images
(L'ivresse de la force, de Noam Chomsky)
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jeudi 11 septembre 2008
Pétition Edvige (suite et fin)
Le Canard n'a pas divagué...
Selon des sources récentes (et bien plus sûres), l'accès à la base de données des signataires se serait fait à travers une petite faille dans le système de sauvegarde de phpPetitions.
En effet, le programme permettait à l'administrateur du site de créer un fichier de sauvegarde (en cas de défaillance technique). Malheureusement, et ce jusqu'à la toute dernière version du logiciel, ce même fichier était ensuite accessible par tout un chacun (sous condition que l'administrateur ne l'ait pas supprimé manuellement).
Je viens justement de recevoir un message de la part des développeurs de l'outil :
Espérons que personne n'est téléchargé le fichier avant ce journaliste. Techniquement, il serait assez simple de le vérifier en consultant les statistiques du serveur qui héberge la pétition.
Selon des sources récentes (et bien plus sûres), l'accès à la base de données des signataires se serait fait à travers une petite faille dans le système de sauvegarde de phpPetitions.
En effet, le programme permettait à l'administrateur du site de créer un fichier de sauvegarde (en cas de défaillance technique). Malheureusement, et ce jusqu'à la toute dernière version du logiciel, ce même fichier était ensuite accessible par tout un chacun (sous condition que l'administrateur ne l'ait pas supprimé manuellement).
Je viens justement de recevoir un message de la part des développeurs de l'outil :
« De grosses failles de sécurités ont été trouvé dans phpPetitions.La faille semble donc corrigée et le journaliste du Canard Enchaîné a bien eu accès à la base de données comme indiqué dans son article.
Il faut impérativement faire une mise à jour avec la 2.1-a disponible sur le site. »
Espérons que personne n'est téléchargé le fichier avant ce journaliste. Techniquement, il serait assez simple de le vérifier en consultant les statistiques du serveur qui héberge la pétition.
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Pétition Edvige : le Canard divague t'il ?
Je reviens sur mon précédent message concernant l'article du Canard Enchaîné... dont le journaliste indique avoir très facilement accédé à la base des signataires.
Je viens de trouver des éléments supplémentaires dans cet article du Post :
L'explication donnée éveille ma curiosité : en effet, connaissant bien le logiciel libre dont il est question (phpPetitions), je puis affirmer qu'il n'y a pas de mot de passe par défaut. C'est à l'utilisateur de créer le compte d'administration lors de l'installation du logiciel.
Je me pose donc la question : le journaliste en question a t'il vraiment accédé au fichier ? La réponse ici même.
Je viens de trouver des éléments supplémentaires dans cet article du Post :
« Contacté par Le Post, le journaliste du Canard qui a réussi à consulter le fichier explique comment il s'y est pris.
"C'est assez simple. La pétition a été mise en ligne via des logiciels libres, des petits scripts à télécharger, qu'il faut installer sur son serveur". Ces logiciels présentent de nombreux avantages selon le journaliste: "C'est tout prêt, c'est gratuit, c'est tout beau... "
Le hic: "Si on ne fait pas attention, par exemple en oubliant d'enlever le mot de passe par défaut, il peut y avoir des failles dans la sécurité de ces logiciels." »
L'explication donnée éveille ma curiosité : en effet, connaissant bien le logiciel libre dont il est question (phpPetitions), je puis affirmer qu'il n'y a pas de mot de passe par défaut. C'est à l'utilisateur de créer le compte d'administration lors de l'installation du logiciel.
Je me pose donc la question : le journaliste en question a t'il vraiment accédé au fichier ? La réponse ici même.
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« Non d'un d'Edvige » : protégez vos fichiers !
Page 8 du Canard Enchaîné en date du mercredi 10 septembre 2008 :En moins de trois minutes, et sans acte de piratage, « Le Canard a pu accéder à l'ensemble du fichier [de la pétition contre le fichier Edvige], mot de passe de l'administration compris. » (dixit le Canard).
Pour information, ce type de fichier contient : nom, prénom, adresse électronique, adresse IP... (et cela concerne ici plus de 100 000 signataires).
Attention : J’apporte quelques nuances dans un nouvel article.
mercredi 10 septembre 2008
« Séries Télé : l'Amérique en 24 épisodes »

Cet été, France Culture a diffusé les 24 épisodes d'une excellente émission radiophonique consacrée aux séries américaines.
Comme tout un chacun peut le constater, les podcasts de Radio France ne sont malheureusement disponibles que pour une seule émission (la dernière remplaçant la précédente). Reste l'écoute à la carte, mais le format ne me satisfait pas.
Aussi ai je mis en place un outil pour récupérer automatiquement les émissions au fur et à mesure de leurs diffusions.
Vous pouvez donc trouver l'ensemble des émissions au format ogg vorbis ici même : http://www.heraut.eu/fculture/
Le Serment d'Hippocrate aux portes de la CMU
Rue 89 s'est adonné au « testing » : les malades bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle sont toujours aussi mal lotis lorsque' il s'agit de prendre rendez-vous chez le médecin.
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Vie d'usine
« Peu à peu, il s'aperçut que les journées à l'usine étaient si longues, faites d'un seul geste si souvent répété, qu'à la fin elles devenaient un monde à l'intérieur du monde , et que ceux qui habitaient ce monde , tous les hommes de l'usine, y passaient la plus grande partie de leur vie, rendant de courtes visites à l'autre monde, dans lequel ils mangeaient, dormaient et se préparaient à repartir. Les hommes de l'usine avaient renoncé à leur droit de cité; ils avaient émigré à l'usine comme les parents de Lucas avec émigré à New York après avoir quitté le comté de Kerry. Leurs vies antérieures étaient les rêves qu'ils faisaient chaque nuit, dont il se réveillaient chaque matin à l'usine. »Le livre des jours, Michael Cunningham, (p.51-52 aux éditions Pocket)
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mardi 9 septembre 2008
Activités masturbatoires
Ces thèses conspirationnistes sur le 11 septembre m'incitent à penser que nombreux sont ceux qui s'adonnent à la « masturbation intellectuelle » :
Dépenser (seul dans son coin) son énergie sur des fantasmes parce que quelques éléments suspects se dressent çà et là, et ce sans possibilité d'expérimenter quoi que ce soit sur le terrain du réel.Au lieu de s'atteler à des activités constructives, l'Homme préfère de loin s'imaginer les pires vices devant les vidéos aux scénarii affligeants qui circulent sur internet.
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société
11 septembre
Question : Monsieur Bigard était-il dans l'un des avions ce 11 septembre 2001 ?
À l'écoute de ses propos, nous pouvons déceler quelques symptômes du choc « post-traumatique ».
Non seulement Monsieur Bigard n'est pas drôle sur scène... mais il est pathétique en dehors.
À l'écoute de ses propos, nous pouvons déceler quelques symptômes du choc « post-traumatique ».
Non seulement Monsieur Bigard n'est pas drôle sur scène... mais il est pathétique en dehors.
dimanche 7 septembre 2008
Visa pour l'Image - Perpignan - 2008
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samedi 6 septembre 2008
Festival International du photojournalisme
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vendredi 5 septembre 2008
gazette 36. Siné raconte l'affaire Siné
La gazette d'@rrêt sur images, n° 36
Siné est notre invité cette semaine. Inutile de dire que son aventure nous rappelle vaguement quelque chose. Viré de Charlie hebdo pendant l'été, et remontant en selle dès septembre, fort de tous les soutiens recueillis, pour créer un nouveau media : bienvenue au club ! C'est une première raison pour nous de suivre avec attention, et sympathie, la naissance de « Siné Hebdo ».
Mais ce n'est pas la seule. Après son licenciement, Siné a été attaqué par une grande partie des éditorialistes qui comptent dans le pays. Il a été accusé d'antisémitisme, parce qu'il avait commis une plaisanterie (pas forcément drôle, et David Abiker en donne sur le plateau une explication convaincante) sur Jean Sarkozy. Cette accusation, j'en ai la conviction aujourd'hui, est injustifiée. Siné est tout d'une pièce, il n'est pas drôle à tous les coups (il nous confie d'ailleurs qu'il ne cherche parfois pas à l'être), il peut être méchant, tomber à côté, mais il n'est pas antisémite. Il a donc été victime d'un incompréhensible emballement. Victime et bénéficiaire : derrière lui, se sont regroupés les dessinateurs, les sans-voix, les internautes. Nos forums en ont retenti.
Siné n'est pas seulement le héros du feuilleton de l'été. Nos jeunes abonnés ne le savent peut-être pas, mais c'est une légende du dessin de presse. Son trait enragé a traversé toute la Vème République, de la guerre d'Algérie à celle d'Afghanistan, en passant par Mai 68, et le reste. Quand on peut écouter pendant une heure un Monsieur qui a mordu dans cinquante ans d'Histoire de France, et qu'on s'appelle @rrêt sur images, on n'hésite pas. A vous de juger ! Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont ici :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
Siné est notre invité cette semaine. Inutile de dire que son aventure nous rappelle vaguement quelque chose. Viré de Charlie hebdo pendant l'été, et remontant en selle dès septembre, fort de tous les soutiens recueillis, pour créer un nouveau media : bienvenue au club ! C'est une première raison pour nous de suivre avec attention, et sympathie, la naissance de « Siné Hebdo ».
Mais ce n'est pas la seule. Après son licenciement, Siné a été attaqué par une grande partie des éditorialistes qui comptent dans le pays. Il a été accusé d'antisémitisme, parce qu'il avait commis une plaisanterie (pas forcément drôle, et David Abiker en donne sur le plateau une explication convaincante) sur Jean Sarkozy. Cette accusation, j'en ai la conviction aujourd'hui, est injustifiée. Siné est tout d'une pièce, il n'est pas drôle à tous les coups (il nous confie d'ailleurs qu'il ne cherche parfois pas à l'être), il peut être méchant, tomber à côté, mais il n'est pas antisémite. Il a donc été victime d'un incompréhensible emballement. Victime et bénéficiaire : derrière lui, se sont regroupés les dessinateurs, les sans-voix, les internautes. Nos forums en ont retenti.
Siné n'est pas seulement le héros du feuilleton de l'été. Nos jeunes abonnés ne le savent peut-être pas, mais c'est une légende du dessin de presse. Son trait enragé a traversé toute la Vème République, de la guerre d'Algérie à celle d'Afghanistan, en passant par Mai 68, et le reste. Quand on peut écouter pendant une heure un Monsieur qui a mordu dans cinquante ans d'Histoire de France, et qu'on s'appelle @rrêt sur images, on n'hésite pas. A vous de juger ! Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont ici :
Et pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
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jeudi 4 septembre 2008
Que diable allaient-ils faire dans cette galère?
Il semble que la récente mort des 10 soldats français dénote un changement dans la manière dont, nous, occidentaux, considérons désormais la guerre.
Si celle-ci était auparavant l'apanage des hauts gradés et des politiques, il semble que les choses aient considérablement évolué.
Invités dans des émissions, les hommes politiques se justifient devant le citoyen lambda, répondent à des « auditeurs/spécialistes » : « Monsieur, pourquoi n'avons-nous pas envoyé les drones ? » entendais je très récemment.
J'essaye quant à moi d'imaginer ce que serait la guerre « participative ». Tout un chacun pourrait lancer les instructions par SMS, visualiser en direct le déroulement des opérations sur le site du ministère de la Défense : une version moderne de notre fameuse bataille navale.
Quant à la guerre même, je ne peux que terminer sur un extrait littéraire :
Si celle-ci était auparavant l'apanage des hauts gradés et des politiques, il semble que les choses aient considérablement évolué.
Invités dans des émissions, les hommes politiques se justifient devant le citoyen lambda, répondent à des « auditeurs/spécialistes » : « Monsieur, pourquoi n'avons-nous pas envoyé les drones ? » entendais je très récemment.
J'essaye quant à moi d'imaginer ce que serait la guerre « participative ». Tout un chacun pourrait lancer les instructions par SMS, visualiser en direct le déroulement des opérations sur le site du ministère de la Défense : une version moderne de notre fameuse bataille navale.
Quant à la guerre même, je ne peux que terminer sur un extrait littéraire :
COMMENT CANDIDE SE SAUVA D'ENTRE LES BULGARES, ET CE QU'IL DEVINT
Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village voisin il était en cendres : c'était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d'autres, à demi brûlées, criaient qu'on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Candide s'enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l'avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n'oubliant jamais Mlle Cunégonde. [...]
Voltaire, Candide ou l'optimisme, (chapitre III)
mercredi 3 septembre 2008
Euthanasie : mourir librement ?
Le sujet est délicat, et je n'aurai pas la prétention d'ajouter quoi que ce soit qui ne fut déjà dit au sujet de l'euthanasie.
Par contre, une question m'assaille.
N'est il pas inquiétant de voir surgir le débat à une époque où la société se situe face :
— à l'accroissement de la population des personnes âgées et les problèmes liés aux retraites
— aux difficultés concernant le financement de la santé
et sujet (sur un volet bien plus subjectif je vous l'accorde) à un individualisme croissant.
Si nous avançons l'idée qu'une société, à l'instar d'un individu, est en partie guidée par une sorte d'inconscient (collectif); nous nous devons d'aller plus loin que le simple débat de fond concernant la liberté individuelle de chaque femme et de chaque homme en situation de souffrance.
La difficulté réside dans le fait que la religion l'interdise catégoriquement. Aussi, chaque nouveau participant au débat sera rapidement classé dans un camp ou dans un autre en fonction d'une dichotomie des plus stérile.
Je me considérait plutôt dans le camp des farouches défenseurs de ce « droit de mourir dans la dignité ». Mais cette simple phrase est déjà un piège : qui pourrait être contre le fait de mourir dignement ?
Il me parait important d'aller plus loin dans le sujet : non seulement en traitant des éventuelles modalités d'application, des conséquences d'un tel changement... mais aussi, en essayant d'en appréhender la dimension contextuelle : pourquoi ces questions surgissent-elles « aujourd'hui » à l'échelle sociétale ? l'individu est-il vraiment l'initiateur du débat ? ou ne serait-il pas, involontairement, victime de choix sociétaux (inconscients) qui le transcenderaient ?
Par contre, une question m'assaille.
N'est il pas inquiétant de voir surgir le débat à une époque où la société se situe face :
— à l'accroissement de la population des personnes âgées et les problèmes liés aux retraites
— aux difficultés concernant le financement de la santé
et sujet (sur un volet bien plus subjectif je vous l'accorde) à un individualisme croissant.
Si nous avançons l'idée qu'une société, à l'instar d'un individu, est en partie guidée par une sorte d'inconscient (collectif); nous nous devons d'aller plus loin que le simple débat de fond concernant la liberté individuelle de chaque femme et de chaque homme en situation de souffrance.
La difficulté réside dans le fait que la religion l'interdise catégoriquement. Aussi, chaque nouveau participant au débat sera rapidement classé dans un camp ou dans un autre en fonction d'une dichotomie des plus stérile.
Je me considérait plutôt dans le camp des farouches défenseurs de ce « droit de mourir dans la dignité ». Mais cette simple phrase est déjà un piège : qui pourrait être contre le fait de mourir dignement ?
Il me parait important d'aller plus loin dans le sujet : non seulement en traitant des éventuelles modalités d'application, des conséquences d'un tel changement... mais aussi, en essayant d'en appréhender la dimension contextuelle : pourquoi ces questions surgissent-elles « aujourd'hui » à l'échelle sociétale ? l'individu est-il vraiment l'initiateur du débat ? ou ne serait-il pas, involontairement, victime de choix sociétaux (inconscients) qui le transcenderaient ?
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Politiquement correct...
L'explication du « politiquement correct » dont font merveilleux usage les journalistes des grands médias radio n'est-elle pas dans un certain désintérêt du quidam pour la politique... (J’entends par là la politique servi dans les principaux médias français).
Je me demande sincèrement si cette politique, telle qu'elle est présentée, n'est pas seulement l'apanage d'une certaine intelligentsia. Je me demande même si les gens (les vrais, ceux de la vraie vie) écoutent ces émissions.
Aussi, si seuls les politiques écoutent les émissions politiques... nous pouvons parfaitement comprendre que le journaliste dût se tenir bien pour ne pas froisser les oreilles de son public.
Il me semble que la langue de bois que l'on nous sert n'est destinée qu'à satisfaire l'homme politique. Le commun des mortels a sans doute compris cela et s'en moque au point de l'y laisser patauger.
Si les journalistes politiques s'intéressaient quelque peu au quidam, sans doute serait-il plus virulent et ne se satisferait pas de l'insipide soupe de ses interlocuteurs.
C'est une idée parmi tant d'autres... la sensation que ces émissions ne sont que l'écho d'un cirque lointain duquel l'auditeur ne tire qu'un doux « ronron » soporifique.
Pour preuve... si l'auditeur s'intéressait un tant soit peu à ce que ces protagonistes racontent...
— soit l'humeur faisant il en rirait
— soit d'un coup de pied au derrière, il s'en débarrasserait « vite fait ».
Je me demande sincèrement si cette politique, telle qu'elle est présentée, n'est pas seulement l'apanage d'une certaine intelligentsia. Je me demande même si les gens (les vrais, ceux de la vraie vie) écoutent ces émissions.
Aussi, si seuls les politiques écoutent les émissions politiques... nous pouvons parfaitement comprendre que le journaliste dût se tenir bien pour ne pas froisser les oreilles de son public.
Il me semble que la langue de bois que l'on nous sert n'est destinée qu'à satisfaire l'homme politique. Le commun des mortels a sans doute compris cela et s'en moque au point de l'y laisser patauger.
Si les journalistes politiques s'intéressaient quelque peu au quidam, sans doute serait-il plus virulent et ne se satisferait pas de l'insipide soupe de ses interlocuteurs.
C'est une idée parmi tant d'autres... la sensation que ces émissions ne sont que l'écho d'un cirque lointain duquel l'auditeur ne tire qu'un doux « ronron » soporifique.
Pour preuve... si l'auditeur s'intéressait un tant soit peu à ce que ces protagonistes racontent...
— soit l'humeur faisant il en rirait
— soit d'un coup de pied au derrière, il s'en débarrasserait « vite fait ».
mardi 2 septembre 2008
Rentrée théâtrale
C'est donc la période de ces fameuses rentrées (radio, littérature...). Aussi je me permets de mettre les liens des deux Théâtres du sud de la France dont Philippe et moi avons conçu les sites internet :
La scène nationale d'Alès

Le théâtre de Nîmes
La scène nationale d'Alès

Le théâtre de Nîmes
Droit dans le mur
Certes « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », mais nous constaterons aisément qu'un petit quelque chose cloche ici bas.
Nous ne pouvons nier que si l'Homme fait remarquablement bien l'imbécile, il en est tout autre de sa capacité à réagir de la manière la plus efficace pour régler ses soucis.
Deux personnes en un même lieu et c'est le conflit assuré... alors que dire de 6 milliards.
Qui, d'entre tous, nierait qu'il souhaite avant tout accéder au bien-être ? Et pourquoi donc, avec tant de ferveur, l'Homme s'enfonce t'il toujours dans les maux les plus évidents ?
Que nous lui montrions deux voies bien dessinées qui mènent inéluctablement au bonheur... notre bonhomme s'empressera de creuser un tunnel.
S'il agit de manière illogique dans sa vie, l'Homme est pourtant capable du meilleur dans la construction de théories pour atteindre la plénitude. Celles-ci peuvent se révéler inefficaces, mais toutes contiennent au moins quelques vérités.
Si femmes et hommes sont dotés dès la naissance des meilleurs atouts, ils sont également les dépositaires d'une technique infaillible pour foncer tête baissée dans le mur. Ils ont cette indéniable capacité de persévérer tout en ayant l'intime conviction de se tromper.
Si dieu n'est pas parmi nous, c'est peut être, tout simplement, parce qu'il a renoncé... ou peut être est il devenu aphone à force de crier dans le vide.
Nous ne pouvons nier que si l'Homme fait remarquablement bien l'imbécile, il en est tout autre de sa capacité à réagir de la manière la plus efficace pour régler ses soucis.
Deux personnes en un même lieu et c'est le conflit assuré... alors que dire de 6 milliards.
Qui, d'entre tous, nierait qu'il souhaite avant tout accéder au bien-être ? Et pourquoi donc, avec tant de ferveur, l'Homme s'enfonce t'il toujours dans les maux les plus évidents ?
Que nous lui montrions deux voies bien dessinées qui mènent inéluctablement au bonheur... notre bonhomme s'empressera de creuser un tunnel.
S'il agit de manière illogique dans sa vie, l'Homme est pourtant capable du meilleur dans la construction de théories pour atteindre la plénitude. Celles-ci peuvent se révéler inefficaces, mais toutes contiennent au moins quelques vérités.
Si femmes et hommes sont dotés dès la naissance des meilleurs atouts, ils sont également les dépositaires d'une technique infaillible pour foncer tête baissée dans le mur. Ils ont cette indéniable capacité de persévérer tout en ayant l'intime conviction de se tromper.
Si dieu n'est pas parmi nous, c'est peut être, tout simplement, parce qu'il a renoncé... ou peut être est il devenu aphone à force de crier dans le vide.
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lundi 1 septembre 2008
R.S.A. : j'en perds mon langage
Je tente de comprendre, peux être en vain, ce que signifie cet énigmatique : « Revenu de Solidarité Active ».
À en croire donc l'attribut féminin de l'adjectif, c'est la solidarité qui serait active. Il m'est pourtant difficile d'imaginer une solidarité passive, puisque par essence, la solidarité doit émaner d'un minimum de contrainte (voir de sacrifice).
Dans cette hypothèse, le revenu de quelques-uns serait tiré de la solidarité d'un plus grand nombre.
Mais peut-être s'agit-il d'un piège sémantique : nous voulons suggérer que cette aide financière devra émaner d'une action (donc, d'un certain travail).
Mais si ce revenu émane d'un travail, celui qui le perçoit devrait donc être un salarié.
Il s'agirait donc ici d'un simple revenu.
Dans sa définition, un revenu est une somme perçue au titre d'une activité. Il s'agit donc du salaire versé en contrepartie d'une activité physique ou intellectuelle.
Si donc il s'agit bien d'un revenu, il ne peut s'agir véritablement d'une aide sociale (destinée en partie à des personnes sans activité professionnelle).
Je m'y perds et vous perd donc par là même... ce qui me conforte dans l'idée que ce titre ne correspond finalement à rien... ou rien de bon qui vaille.
À en croire donc l'attribut féminin de l'adjectif, c'est la solidarité qui serait active. Il m'est pourtant difficile d'imaginer une solidarité passive, puisque par essence, la solidarité doit émaner d'un minimum de contrainte (voir de sacrifice).
Dans cette hypothèse, le revenu de quelques-uns serait tiré de la solidarité d'un plus grand nombre.
Mais peut-être s'agit-il d'un piège sémantique : nous voulons suggérer que cette aide financière devra émaner d'une action (donc, d'un certain travail).
Mais si ce revenu émane d'un travail, celui qui le perçoit devrait donc être un salarié.
Il s'agirait donc ici d'un simple revenu.
Dans sa définition, un revenu est une somme perçue au titre d'une activité. Il s'agit donc du salaire versé en contrepartie d'une activité physique ou intellectuelle.
Si donc il s'agit bien d'un revenu, il ne peut s'agir véritablement d'une aide sociale (destinée en partie à des personnes sans activité professionnelle).
Je m'y perds et vous perd donc par là même... ce qui me conforte dans l'idée que ce titre ne correspond finalement à rien... ou rien de bon qui vaille.
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société
Les accommodements raisonnables
Je viens de me délecter du dernier Jean Paul Dubois et me permets de le classer, en toute modestie, parmi ses meilleurs romans.Paul (personnage récurrent dans les romans de Jean Paul Dubois) et l'auteur même ont l'un et l'autre mûrit.
Paul et Anna, à un âge où les perspectives et les repères sont bousculés, jonglent tels deux fragiles funambules sur le mince fil de leur existence.
Entre les Toulouse et les États-Unis, Paul navigue comme il peut. L'écriture et l'humour incarnent avec perfection cette part incongrue et effrayante que la vie nous réserve.
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