Je suis assez mal placé pour parler « télévision » puisque je n'ai pas de petit écran.
J'entendais récemment, dans une émission
d'arrêt sur images : « seuls les gens qui ne regardent pas la télévision ne voient pas de différence entre les chaines privées et les chaines du service public. » (Dixit à peu près en ces termes Madame
Simone Harari).
Aussi mon point de vue n'est-il que de celui qui observe les choses de l'extérieur, avec seulement quelques images visionnées çà et là lors de mes visites chez des possesseurs de tubes cathodiques (ou désormais d'écrans plasma).
Je me demande donc, avec toute la candeur à laquelle m'oblige ma position, pourquoi moi, je ne vois que peu de différences, et avance ainsi l'idée suivante : pourquoi ne pas garder qu'une ou deux chaines, telles qu'
arte et
france 5; et de céder les autres au privé ?
Si le service public se doit de marquer la différence avec ses concurrentes, je pense alors que le modèle franco-allemand d'arte joue admirablement son rôle.
Si une partie seulement des budgets des autres chaines était reversée au budget d'icelle, je pense que tous les problèmes de financement s'en trouveraient réglés, que l'argent permettrait de proposer des programmes travaillés avec soin... et que la fameuse redevance suffirait largement à pourvoir à son autonomie.
Pourquoi donc vouloir a tout pris se placer sur le terrain généraliste, et de proposer des programmes plus ou moins similaires à ceux que propose le domaine privé (j'entends par là les grandes lignes de la programmation).
Placer, par exemple, une émission littéraire après Naguy amène t'il le public a regarder l'émission culturelle en question ? Parsemer ça et là la grille de documentaires entraine t'-il les gens (trop paresseux pour zapper) à consulter ces derniers ?
Je doute de cette hypothèse, mais peut-être que quelques esprits éclairés me ramèneront sur le droit chemin.
Si la finalité est de proposé des contenus de qualité, alors je ne vois pas pourquoi ne pas restreindre ceux-ci à une ou deux chaines ?
J'entends déjà ce type d'arguments :
arte c'est très peu de téléspectateurs... c'est une élite culturelle à faible audience. Et bien que tout le monde dise aimer
arte, très peu la regarde.
Certes, il sera alors difficile de proposer de la qualité et de vouloir que tout le monde se jette dessus... puisque si justement le service public s'en préoccupe, c'est justement parce que la qualité n'attire pas forcément les foules (et par là même les régies publicitaires).
Si les émissions culturelles attiraient les téléspectateurs comme le « demi pêche » les guêpes lors d'un été caniculaire, alors cela ferait longtemps que TF1 les proposerait à ses "cerveaux disponibles".
La télévision c'est aujourd'hui un bouquet de chaines dans lequel le téléspectateur pioche ça et là la télévision qu'il affectionne. Aussi, pourquoi le service public ne proposerait-il pas ses programmes dans une ou deux fleurs de ce bouquet ? Sans se soucier de vouloir tenir le spectateur en haleine toute la sainte journée (et de tomber ainsi dans les travers des chaines privées, dont l'audience est le seul cheval de bataille).