La gazette d'@rrêt sur images, n° 22
Pauvre télévision publique ! La France entière a appris en janvier dernier, de la bouche de Nicolas Sarkozy, qu'elle devrait se passer de publicité. Et la France vient d'apprendre, de la bouche du même Sarkozy, qu'elle devra aussi se passer de toute hausse de la redevance. Crise de nerfs et noms d'oiseaux à la commission Copé, qui avait justement été créée pour réfléchir aux nouveaux financements, et qui ne sert plus à rien. Deux députés, tous deux membres de cette commission, l'un UMP (il reste) et l'autre socialiste (il part) sont sur notre plateau. Regardez-les débattre. Le ton est certes courtois. Mais le débat permet de réaliser que la télévision publique est mal partie. Et rend perplexe sur la pratique politique du pouvoir actuel. Les meilleurs moments de l'émission sont ici :
Et en prime cette semaine, si vous voulez comprendre comment Sarkozy, dans une démonstration sur le temps de travail, a confondu des grues et des grutiers, c'est là.
Pendant ce temps, la télévision privée continue d'occuper le terrain, et d'imposer ses modèles d'accès à la notoriété. Avez-vous entendu parler de Cindy Sander ? Si non, c'est que vous ne regardez jamais M6, ni Canal+, ni TF1. Depuis qu'elle a été recalée, de manière humiliante, par le jury de la Nouvelle Star (M6) cette jeune chanteuse originaire de Lorraine, hier encore inconnue, est la coqueluche les plateaux des émissions des chaines privées. Créature hybride de la télé-réalité, du Net, et de la compassion du public pour les personnalités atypiques, rejetées par les « élites », Cindy Sander nous en dit beaucoup sur la télévision, et sur la société, d'aujourd'hui. Pour nos abonnés, notre enquête est là. Eh oui, il vous faut être abonné ! Notre travail a un coût. Nous vous attendons. Pour vous abonner, c'est là.
Daniel Schneidermann
vendredi 30 mai 2008
gazette 22. Télé sans pub, la commission explose
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jeudi 29 mai 2008
Retour sur une mort en direct
Pour bon nombre d'entre nous, la charge émotionnelle de cette photo rend sa simple vision insupportable.
C'était en novembre 1985, j'avais 10 ans, et comme beaucoup j'ai suivi un peu malgré moi cet évènement à la télévision.
La petite Omayra Sánchez est morte en direct ( ou presque ) sur nos postes de télévision.
Il y a eu polémique quant à la diffusion de ces images, mais quoi qu'il en soit, cette photo fait incontestablement partie de mon histoire.
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Télévision
mercredi 28 mai 2008
Service public VS Service public

Une chose est certaine, dans ce cas précis, nous ne pouvons accuser le service public ( France 5 ) de défendre le service public (l'éducation nationale).
L'article « Sermons de journalistes contre les enseignants » sur le site d'Acrimed est un bon révélateur du fonctionnement des médias lorsqu'ils s'évertuent à négliger le fond... pour la forme.
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mardi 27 mai 2008
Et nous chuterons de notre pied d'estal...
C'est inévitable pour nous, parents, autant que ce le fut pour nous, enfants que nous fûmes.
Un beau jour, nous chuterons de notre pied d'estal, et notre enfant finira par ouvrir les yeux sur nos faiblesses.
Suffisamment armé pour conquérir son monde, l'enfant finira par nous faire entendre raison : « j'utiliserai maintenant mes propres armes, je n'ai plus besoin de tes vieilles armoiries. Tu es faible et je ne veux prendre le même chemin que le tien ».
Les subterfuges que nous manions avec adresse pour nous préserver du monde ne sont utiles à nos Fils que le temps de leur enfance. Viendra un jour où ils nous mettront à nu.
L'adolescence n'est pas irrespectueuse ou inconsciente. Elle est renaissance. Nos certitudes ne seront pas celles de nos enfants, ils refusent cet héritage.
Et de faire preuve alors d'un courage exemplaire en acceptant la défaite de nos idéaux. De trouver en la renaissance de nos Fils une voie possible pour nous libérer de nos chaines.
Si le professeur se sent désarmé devant l'élève, ce n'est pas parce que ce dernier a changé. Le disciple est dans son rôle lorsqu'il refuse partie de l'enseignement de ses Pères. Il se doit même d'affronter l'adulte, pour le devenir lui même.
Il n'est point question là de maïeutique, de seulement voir en l'élève le sage qui s'ignore. Seulement, il nous faut nous-mêmes accepter notre part d'ignorance, et de discerner en cette renaissance les multiples chemins qui se dressent... en dehors et à l'encontre de notre propre voie.
À nous donc adulte d'en tirer enseignement.
Un beau jour, nous chuterons de notre pied d'estal, et notre enfant finira par ouvrir les yeux sur nos faiblesses.
Suffisamment armé pour conquérir son monde, l'enfant finira par nous faire entendre raison : « j'utiliserai maintenant mes propres armes, je n'ai plus besoin de tes vieilles armoiries. Tu es faible et je ne veux prendre le même chemin que le tien ».
Les subterfuges que nous manions avec adresse pour nous préserver du monde ne sont utiles à nos Fils que le temps de leur enfance. Viendra un jour où ils nous mettront à nu.
L'adolescence n'est pas irrespectueuse ou inconsciente. Elle est renaissance. Nos certitudes ne seront pas celles de nos enfants, ils refusent cet héritage.
Et de faire preuve alors d'un courage exemplaire en acceptant la défaite de nos idéaux. De trouver en la renaissance de nos Fils une voie possible pour nous libérer de nos chaines.
Si le professeur se sent désarmé devant l'élève, ce n'est pas parce que ce dernier a changé. Le disciple est dans son rôle lorsqu'il refuse partie de l'enseignement de ses Pères. Il se doit même d'affronter l'adulte, pour le devenir lui même.
Il n'est point question là de maïeutique, de seulement voir en l'élève le sage qui s'ignore. Seulement, il nous faut nous-mêmes accepter notre part d'ignorance, et de discerner en cette renaissance les multiples chemins qui se dressent... en dehors et à l'encontre de notre propre voie.
À nous donc adulte d'en tirer enseignement.
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lundi 26 mai 2008
Vous aviez dit « démocratie participative » ?
Un très bel exemple de démocratie...
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politique
vendredi 23 mai 2008
« Sarkozy dit ce qu’il dit, moi je fais ce que je fais » ( Rama Yade )
Je ne résiste pas au plaisir de diffuser cette petite phrase au sens trop amphigourique pour que nos petits esprits puissent en saisir la profonde philosophie.
Décidément, Madame Rama Yade donne dans l'hermétisme...
Article sur Rue89
Décidément, Madame Rama Yade donne dans l'hermétisme...
Article sur Rue89
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gazette 21. Et Sarkozy fit rire les militants cégétistes...
La gazette d'@rrêt sur images, n° 21
Quelles belles scènes ! Le président parle aux infirmières. Le président parle aux cheminots. Le président parle aux pêcheurs. Le président est à l'écoute. Le président comprend, il compatit, il est si proche ! Le week-end dernier encore, vous avez peut-être entrevu au JT (ou vu plus longuement sur la Toile) le dialogue entre Nicolas Sarkozy et une syndicaliste CGT de l'ANPE. « Beau parleur ! » lance l'une, après des minutes d'échanges sans concession. « Pourquoi beau ? » rétorque aussitôt l'autre, mettant (pour la première fois dans ce genre de circonstance) les rieurs de son côté. TF1 a adoré cet instant. Mais TF1 n'a pas raconté (pas plus que les autres chaines) que leur matériel syndical avait été confisqué aux militants, avant l'arrivée du cortège.
Pour les militants qui viennent ainsi manifester leur opposition, faut-il engager le dialogue avec le président, au risque de lui servir de faire-valoir ? Nous avons eu envie de le demander à Margot Undriener, cette responsable CGT de l'ANPE qui a débattu de longues minutes avec un Sarkozy très tactile, avant de lui lancer, sous les rires encore : « mon amoureux ne veut pas que vous me touchiez ». « Je vous présenterai Carla » a lancé le président à l'amoureux en question.
Margot Undriener s'est-elle sentie piégée ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Recommencerait-elle, si c'était à recommencer ? Elle est sur notre plateau, et vous serez impressionnés par la lucidité de cette militante, prise dans le spectacle médiatico-politique. Les meilleurs moments de notre émission sont ici :
Et pour vous abonner (on vous attend) c'est là !
Daniel Schneidermann
Quelles belles scènes ! Le président parle aux infirmières. Le président parle aux cheminots. Le président parle aux pêcheurs. Le président est à l'écoute. Le président comprend, il compatit, il est si proche ! Le week-end dernier encore, vous avez peut-être entrevu au JT (ou vu plus longuement sur la Toile) le dialogue entre Nicolas Sarkozy et une syndicaliste CGT de l'ANPE. « Beau parleur ! » lance l'une, après des minutes d'échanges sans concession. « Pourquoi beau ? » rétorque aussitôt l'autre, mettant (pour la première fois dans ce genre de circonstance) les rieurs de son côté. TF1 a adoré cet instant. Mais TF1 n'a pas raconté (pas plus que les autres chaines) que leur matériel syndical avait été confisqué aux militants, avant l'arrivée du cortège.
Pour les militants qui viennent ainsi manifester leur opposition, faut-il engager le dialogue avec le président, au risque de lui servir de faire-valoir ? Nous avons eu envie de le demander à Margot Undriener, cette responsable CGT de l'ANPE qui a débattu de longues minutes avec un Sarkozy très tactile, avant de lui lancer, sous les rires encore : « mon amoureux ne veut pas que vous me touchiez ». « Je vous présenterai Carla » a lancé le président à l'amoureux en question.
Margot Undriener s'est-elle sentie piégée ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Recommencerait-elle, si c'était à recommencer ? Elle est sur notre plateau, et vous serez impressionnés par la lucidité de cette militante, prise dans le spectacle médiatico-politique. Les meilleurs moments de notre émission sont ici :
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Daniel Schneidermann
mercredi 21 mai 2008
Quand la crainte de la pénurie crée le risque de pénurie
Alors que le risque de pénurie est fortement improbable, les gens se précipitent dans les stations services, remplissent des jerricanes ( ce qui rappelons le est illégale et dangereux ), créant par là même un véritable risque de pénurie.
Chacun trouvera une excuse à l'irrationalité de son acte mais ce type de comportements ( anodins ) démontre encore la fragilité de l'Homme face aux croyances ( erronées ) du groupe.
Lien connexe : Vent de panique dans les stations-service de la région
[ Source image : wikipédia ]
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Education
Aldo NAOURI, invité d'Yves Calvi dans l'émission Nonobstant sur France Inter ce lundi 19 mai.
Émission intéressante où le célèbre pédiatre s'exprime avec clarté ( ce qui n'est pas toujours la cas ) sur une thématique de son dernier ouvrage : il faut, selon l'auteur, replacer une certaine horizontalité dans les relations entre parents et enfant.
Je vous rassure, il ne s'agit pas de s'attaquer encore une fois à l'héritage de mai 68.
Il suffit de regarder la publicité, qui considère à certains égards l'enfant comme un client à part entière, pour constater comment en quelques décennies la situation s'est complexifiée.
Même si le règne de l'Enfant Roi n'est plus vraiment d'actualité, certains parents éprouvent de la culpabilité lorsqu'ils imposent des règles... règles qui sont justement destinées à baliser le chemin d'un être en construction.
Lien connexe : pour écouter l'émission...
Émission intéressante où le célèbre pédiatre s'exprime avec clarté ( ce qui n'est pas toujours la cas ) sur une thématique de son dernier ouvrage : il faut, selon l'auteur, replacer une certaine horizontalité dans les relations entre parents et enfant.
Je vous rassure, il ne s'agit pas de s'attaquer encore une fois à l'héritage de mai 68.
Il suffit de regarder la publicité, qui considère à certains égards l'enfant comme un client à part entière, pour constater comment en quelques décennies la situation s'est complexifiée.
Même si le règne de l'Enfant Roi n'est plus vraiment d'actualité, certains parents éprouvent de la culpabilité lorsqu'ils imposent des règles... règles qui sont justement destinées à baliser le chemin d'un être en construction.
Lien connexe : pour écouter l'émission...
dimanche 18 mai 2008
l'Espoir : révolution en poésie
L'espoir, le dernier album de Cali, est un véritable petit bijou.J'avais aimé quelques précédents morceaux du chanteur, mais le contenu narratif de l'ensemble n'était pas, pour ainsi dire, ma tasse de thé.
Ici, c'est un régal tant sur l'écriture que pour l'instrumental... un travail d'orfèvre fait de Poésie et d'une guitare merveilleusement expressive.
J'apprécie particulièrement "L'espoir", "1000 coeurs debout" et "la Guerre".
Liens connexes :
- Site officiel de Cali
- Critique Télérama
Logements sociaux ?
Je tombe des nues en lisant ce matin cet article du Monde :
140 000 locataires de HLM devront payer un surloyer dès le 1er janvier 2009
Se peut il que des personnes dépassent a ce point les plafonds de revenus pour un H.L.M. ?
Il semble donc que oui, et qu'un foyer touchant 6 177 euros mensuel puisse actuellement résider en H.L.M. et payer un loyer de 522 euros par mois ( incluant 100 euros de ce que l'on nomme surloyer ).
Dans mon esprit, et sauf quelques rares cas d'abus, le H.L.M. était destiné aux personnes a revenus modestes. J'apprends donc qu'au lieu de libérer ces logements lorsque les revenus dépassent les plafonds de 60% ou même 90% ( 21 000 cas concernés ), les heureux privilégiés payent seulement une majoration financière ( actuellement fonction du bailleur ).
Des gens payent donc un supplément pour avoir la chance de résider dans des logements sociaux ?
140 000 locataires de HLM devront payer un surloyer dès le 1er janvier 2009
Se peut il que des personnes dépassent a ce point les plafonds de revenus pour un H.L.M. ?
Il semble donc que oui, et qu'un foyer touchant 6 177 euros mensuel puisse actuellement résider en H.L.M. et payer un loyer de 522 euros par mois ( incluant 100 euros de ce que l'on nomme surloyer ).
Dans mon esprit, et sauf quelques rares cas d'abus, le H.L.M. était destiné aux personnes a revenus modestes. J'apprends donc qu'au lieu de libérer ces logements lorsque les revenus dépassent les plafonds de 60% ou même 90% ( 21 000 cas concernés ), les heureux privilégiés payent seulement une majoration financière ( actuellement fonction du bailleur ).
Des gens payent donc un supplément pour avoir la chance de résider dans des logements sociaux ?
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vendredi 16 mai 2008
gazette 20. Jeux vidéo, pourquoi les pincettes médiatiques ?
La gazette d'@rrêt sur images, n° 20
Mais pourquoi donc les journalistes de la télévision se sentent-ils obligés d'inviter un psy, à chaque fois qu'on parle des jeux vidéo ?
C'est le cri du coeur d'un de nos invités de cette semaine, Julien Chièze, jeune journaliste spécialiste du secteur.
Et il est vrai que ce traitement médiatique de l'univers du jeu vidéo est étrange. A grands renforts de manchettes, on s'émerveille des prouesses technologiques et du chiffre d'affaire. Mais dans la foulée, le journal télévisé s'effraie des dangers possibles : et si nos chers enfants pris de folie allaient soudain descendre dans la rue, et abattre les passants, comme sur l'écran ?
Dans ces pincettes médiatiques, quelle est la part de l'effroi devant la nouveauté, la part de la concurrence (toute heure passée par un joueur devant un jeu n'est pas passée devant la télé), et la part des dangers réels ? Les meilleurs moments de notre émission sont ici :
Et pour vous abonner (on vous attend !) c'est là.
Daniel Schneidermann
Mais pourquoi donc les journalistes de la télévision se sentent-ils obligés d'inviter un psy, à chaque fois qu'on parle des jeux vidéo ?
C'est le cri du coeur d'un de nos invités de cette semaine, Julien Chièze, jeune journaliste spécialiste du secteur.
Et il est vrai que ce traitement médiatique de l'univers du jeu vidéo est étrange. A grands renforts de manchettes, on s'émerveille des prouesses technologiques et du chiffre d'affaire. Mais dans la foulée, le journal télévisé s'effraie des dangers possibles : et si nos chers enfants pris de folie allaient soudain descendre dans la rue, et abattre les passants, comme sur l'écran ?
Dans ces pincettes médiatiques, quelle est la part de l'effroi devant la nouveauté, la part de la concurrence (toute heure passée par un joueur devant un jeu n'est pas passée devant la télé), et la part des dangers réels ? Les meilleurs moments de notre émission sont ici :
Et pour vous abonner (on vous attend !) c'est là.
Daniel Schneidermann
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Madame la Ministre... est ce bien sérieux ?

"Il faut se garder d'établir une liste exhaustive de faits graves. Il est impératif de laisser aux juges le soin d'apprécier au cas par cas s'il est justifié de lever le secret des sources.C'est entre rire et stupéfaction que je lus un article de Libération en date du 15 mai 2008
Je prends un autre exemple :
L'enlèvement, avant 7 jours de séquestration est un délit puni de 5 ans d'emprisonnement (c'est la même peine que pour une escroquerie).
"La peine encourue ne permet pas de dire qu'il s'agit d'un délit « grave » (car certains délits sont punis de 7 ans ou 10 ans) tel que certains amendements l'entendent.
Pourtant : un enfant est enlevé. Un journal reçoit une lettre du ravisseur. Il menace de tuer l'enfant dans les 48 heures si la rançon n'est pas payée.
Les services d'enquêtes n'ont pas d'éléments. Il est urgent d'agir pour sauver la vie de l'enfant.
La communication de la lettre aux enquêteurs pourrait permettre d'identifier l'auteur (traces ADN, indices matériels, similitudes avec une autre affaire....).
Le journaliste oppose le secret des sources.
Même si le délit n'est puni que de 5 ans d'emprisonnement, faut-il s'interdire de lever le secret ? Faut-il prendre le risque de laisser tuer cet enfant quand on sait que les enquêteurs n'ont aucune chance d'arrêter l'auteur par leurs propres moyens ?
Dans ce contexte il faut permettre la levée du secret. C'est une atteinte exceptionnelle et proportionnée au principe du secret des sources."
Projet de loi sur la protection des sources des journalistes
Extrait d'un discours de Madame Rachida Dati, Ministre de la Justice, devant l'Assemblée nationale.
Aussi dans ce cas retrouvais je facilement la source du journaliste, source que je retranscris ci dessus.
Trois points :
- comment citer un exemple pareil lors d'un discours sur un sujet aussi sérieux.
Au premier parcours de l'article je fus replongé dans mon enfance, lorsque dans les cours de récréation, nous entendions des sujets tels que : "si on enlève ton père et ta mère et que l'on menace de tuer l'un des deux, lequel des deux sacrifierais tu ?"
- je suis plus que méfiant lorsqu'en politique on parle de l'assassinat d'enfants, de veuves ou de vieillards. Dans la majorité des cas, les sujets à émotion sont seulement destinés à la provoquer ( l'émotion ).
- pour finir, je pense que l'exemple cité n'est pas du tout approprié. Je ne crois pas que le journaliste, dans ce cas, répugnerait à transmettre sa source.
Il n'est en aucun cas mentionné que le ravisseur demande au journaliste que son identité soit protégée, et de plus, nous aurions une bien piètre image du journalisme si nous pensions que par simple souci de respecter son éthique à la lettre, le journal en question refuserait de transmettre la dite pièce aux enquêteurs.
Si Madame Dati avait utilisé de tels exemple lors de ses études en Droit, nous pourrions très honnêtement douter de la validité de ses diplômes.
Lien connexe : intégralité du discours ci dessus retranscrit
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jeudi 15 mai 2008
O.G.M. versus Biodiversité
N'ayant la prétention d'avancer sur des sentiers bien éloignés de mes maigres connaissances scientifiques, j'espère peut être que quelques curieux bien plus avertis passent par ici pour répondre a mon inquiétude concernant les O.G.M. , et ce sur un point seulement : le risque de déséquilibrer le maigre équilibre de la biodiversité.
Je laisse donc de coté tout le débat sur les risques sanitaires lié à la consommation.
Je met également de coté un sujet bien inquiétant : les brevets et les facteurs économiques.
Il me semble évident que la nature transporte les pollens comme vent lui semble. Aussi, fort est il a parier que si l'agriculture O.G.M. se développait en plein champ, c'est petit à petit toutes les surfaces agraires environnantes qui seraient modifiées ( pour ne pas dire contaminées ).
Il semble que mère nature elle même, depuis des millénaires, avance par production et modifications du génome. Nous sommes donc en quelques sorte tous et toutes le produit de ces transformations, et donc par là même, des Organismes Génétiquement Modifiés.
La diversité ( génétique ) fait la richesse de cette évolution, puisque nous savons que cette richesse permet justement la "survie" des espèces.
Ainsi, si je ne me trompe, deux plantes d'une même espèce au caractéristiques génétiques différentes ne se comporteront pas forcement de manière identique face à un accident environnemental ( par exemple une maladie ).
L'une des plantes survivrait tandis que l'autre s'éteindrait... participant ainsi de la sélection naturelle.
Je pointe donc ici le sujet de mon inquiétude :
Si l'Homme se permet ainsi de modifier lui même des organismes selon ses propres critères ( résistance à certains climats, à certaines maladies... ), et qu'il ensemence ainsi ces plantes sur de grandes surfaces, rien de permet de garantir que nous puissions, sur le long terme, prévoir le comportement de ces organismes face à l'évolution de leur environnement.
Il est également fort a parier que nous ne pourrons imiter la Nature en produisant une très grande diversité d'organismes... avec le risque donc de trouver seulement quelques dizaines de variétés différentes d'une même espèce.
J'ai la sensation que nous approchons d'un cas similaire à ce que représente l'utilisation de l'énergie nucléaire : nous touchons a des forces que nous ne maitrisons qu'en de très faible proportions.
Mais à la différence du nucléaire, le risque n'est plus local ( accident d'un réacteur ... ) mais planétaire.
Je laisse donc de coté tout le débat sur les risques sanitaires lié à la consommation.
Je met également de coté un sujet bien inquiétant : les brevets et les facteurs économiques.
Il me semble évident que la nature transporte les pollens comme vent lui semble. Aussi, fort est il a parier que si l'agriculture O.G.M. se développait en plein champ, c'est petit à petit toutes les surfaces agraires environnantes qui seraient modifiées ( pour ne pas dire contaminées ).
Il semble que mère nature elle même, depuis des millénaires, avance par production et modifications du génome. Nous sommes donc en quelques sorte tous et toutes le produit de ces transformations, et donc par là même, des Organismes Génétiquement Modifiés.
La diversité ( génétique ) fait la richesse de cette évolution, puisque nous savons que cette richesse permet justement la "survie" des espèces.
Ainsi, si je ne me trompe, deux plantes d'une même espèce au caractéristiques génétiques différentes ne se comporteront pas forcement de manière identique face à un accident environnemental ( par exemple une maladie ).
L'une des plantes survivrait tandis que l'autre s'éteindrait... participant ainsi de la sélection naturelle.
Je pointe donc ici le sujet de mon inquiétude :
Si l'Homme se permet ainsi de modifier lui même des organismes selon ses propres critères ( résistance à certains climats, à certaines maladies... ), et qu'il ensemence ainsi ces plantes sur de grandes surfaces, rien de permet de garantir que nous puissions, sur le long terme, prévoir le comportement de ces organismes face à l'évolution de leur environnement.
Il est également fort a parier que nous ne pourrons imiter la Nature en produisant une très grande diversité d'organismes... avec le risque donc de trouver seulement quelques dizaines de variétés différentes d'une même espèce.
J'ai la sensation que nous approchons d'un cas similaire à ce que représente l'utilisation de l'énergie nucléaire : nous touchons a des forces que nous ne maitrisons qu'en de très faible proportions.
Mais à la différence du nucléaire, le risque n'est plus local ( accident d'un réacteur ... ) mais planétaire.
mardi 13 mai 2008
Virus

L'Homme est à la Terre ce que le virus est au corps humain.
Minuscule, il est capable de risquer son extinction en détruisant son hôte.
[ Source image : Wikipédia ]
samedi 10 mai 2008
Liberté de la presse ?

Il semble qu'en France la liberté de la presse s'arrête aux portes de l'Assemblée Nationale.
Selon bakchich.info, l'une de leurs journalistes, Virginie Roels, aurait perdu son accréditation parce que l'une de ses questions à l'intention de Madame Lagarde n'aurait pas satisfaite sa consoeur Sophie Huet ( présidente de l’association des journalistes parlementaires ).
Je pense que si Madame Roels ne s'explique pas rapidement sur ce point, nous pourrons avoir de sérieux doutes quant à son éthique journalistique, et par là même, sur ses compétences professionnelles.
Lien : L'information sur le site de bakchich.info
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vendredi 9 mai 2008
Conservatisme et religion
La conversation qui va suivre provient de la série américaine Six Feet Under.
J'ai trouvé l'argumentation assez intéressante et je dois en premier lieu replacer les mots dans leur contexte :
Une groupe de diacres se réunit pour savoir s'ils doivent nommer un certain prêtre pour leur église.
Ce dernier prône une église plus ouverte, aussi le but réel de la réunion est de choisir entre deux voies ( conservatisme ou progressisme ).
Notre héros, David, est homosexuel. La nomination du prêtre en question irait naturellement dans son intérêt puisque l'actuel paroisse est assez conservatrice.
Voici son échange avec un membre du clergé, qui paradoxalement, serait en faveur de cette nomination :
David : ll en faudrait plus comme lui.
Mais il ne convient pas à St Bart. Serait-il heureux ici ?
Le prêtre : ll devrait l'être ? Tu l'es ?
David : J'avoue que je ne le suis pas.
Ma vie est très compliquée.
J'ai perdu des êtres chers, mon père et mon. . .
Ce qu'il me faut, c'est un endroit... qui, lui, ne change pas.
Le mot sanctuaire est approprié.
La majorité des fidèles pense comme moi. Je dois respecter leurs idées.
[ Saison 1 - épisode 7 ]
Une église ( une religion ) immuable pour se réfugier et se protéger d'un monde en perpétuel mouvement. J'avoue ne jamais avoir analysé les choses sous cet angle.
J'ai trouvé l'argumentation assez intéressante et je dois en premier lieu replacer les mots dans leur contexte :
Une groupe de diacres se réunit pour savoir s'ils doivent nommer un certain prêtre pour leur église.
Ce dernier prône une église plus ouverte, aussi le but réel de la réunion est de choisir entre deux voies ( conservatisme ou progressisme ).
Notre héros, David, est homosexuel. La nomination du prêtre en question irait naturellement dans son intérêt puisque l'actuel paroisse est assez conservatrice.
Voici son échange avec un membre du clergé, qui paradoxalement, serait en faveur de cette nomination :
David : ll en faudrait plus comme lui.Mais il ne convient pas à St Bart. Serait-il heureux ici ?
Le prêtre : ll devrait l'être ? Tu l'es ?
David : J'avoue que je ne le suis pas.
Ma vie est très compliquée.
J'ai perdu des êtres chers, mon père et mon. . .
Ce qu'il me faut, c'est un endroit... qui, lui, ne change pas.
Le mot sanctuaire est approprié.
La majorité des fidèles pense comme moi. Je dois respecter leurs idées.
[ Saison 1 - épisode 7 ]
Une église ( une religion ) immuable pour se réfugier et se protéger d'un monde en perpétuel mouvement. J'avoue ne jamais avoir analysé les choses sous cet angle.
jeudi 8 mai 2008
mercredi 7 mai 2008
Du besoin de consommer
Et l'on inventa l'ordinateur de bureau, que l'on vend encore très bien.
Puis vint le téléphone portable, et l'ordinateur portable.
Le téléphone portable devint presque un ordinateur portable ( par son accumulation de services de plus en plus pointus ).
L'ordinateur portable concentra de plus en plus de puissance pour un minimum de place et de poids.
Et maintenant... le EEE PC.
Définition :
- plus puissant qu'un téléphone portable
- moins puissant qu'un ordinateur portable
- plus encombrant qu'un téléphone portable
- moins encombrant qu'un ordinateur portable
Force est de constater que l'on trouve toujours quelque chose a nous fourguer. La société de consommation ( ou plutôt ses acteurs ) fait preuve d'une indiscutable intelligence pour créer de nouveaux besoins.
Bien entendu, certain nous dirons que cela crée de l'emploi. D'autre de constater qu'un gadget en entraîne un autre... et fini sa courte vie dans la poubelle.
La véritable question serait plutôt : pour quels besoins ? car si le besoin naît de l'objet, et non l'inverse ( comme il se devrait )... il est a craindre que le besoin soit finalement dicté par quelques ingénieux commerciaux....
Et comme le besoin crée l'insatisfaction ( de ne pas pouvoir satisfaire ce dernier ), qu'advient t'il de ceux qui n'ont pas les moyens de se procurer ces objets ?
Certes, ces besoins ne sont pas forcement nécessaires. Mais comme la force de persuasion du vendeur réside justement dans la faculté de rendre nécessaire ce qui ne l'est ( a priori ) pas, tout besoin fini par l'être... nécessaire.
Puis vint le téléphone portable, et l'ordinateur portable.
Le téléphone portable devint presque un ordinateur portable ( par son accumulation de services de plus en plus pointus ).
L'ordinateur portable concentra de plus en plus de puissance pour un minimum de place et de poids.
Et maintenant... le EEE PC.
Définition :- plus puissant qu'un téléphone portable
- moins puissant qu'un ordinateur portable
- plus encombrant qu'un téléphone portable
- moins encombrant qu'un ordinateur portable
Force est de constater que l'on trouve toujours quelque chose a nous fourguer. La société de consommation ( ou plutôt ses acteurs ) fait preuve d'une indiscutable intelligence pour créer de nouveaux besoins.
Bien entendu, certain nous dirons que cela crée de l'emploi. D'autre de constater qu'un gadget en entraîne un autre... et fini sa courte vie dans la poubelle.
La véritable question serait plutôt : pour quels besoins ? car si le besoin naît de l'objet, et non l'inverse ( comme il se devrait )... il est a craindre que le besoin soit finalement dicté par quelques ingénieux commerciaux....
Et comme le besoin crée l'insatisfaction ( de ne pas pouvoir satisfaire ce dernier ), qu'advient t'il de ceux qui n'ont pas les moyens de se procurer ces objets ?
Certes, ces besoins ne sont pas forcement nécessaires. Mais comme la force de persuasion du vendeur réside justement dans la faculté de rendre nécessaire ce qui ne l'est ( a priori ) pas, tout besoin fini par l'être... nécessaire.
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gazette 19. Panique sur la Toile
La gazette d'@rrêt sur images, n° 19
Une bande de jeunes Noirs d'une cité, semant la terreur dans la ville, arrachant les sacs à main, agressant les femmes seules sur les quais déserts du RER : les images ne sont pas passées à la télévision. Mais elles sèment l'effroi sur Internet, où 600 000 personnes ont déjà visionné ce clip du groupe musical Justice.
Ces images sont-elles racistes ? Peuvent-elles inciter à la violence ? Et quelles sont les intentions des auteurs ? Ont-ils seulement voulu « faire un coup », et provoquer un scandale pour vendre le plus de disques possible, ou bien peuvent-ils se prévaloir d'une vraie démarche artistique ?
A en croire les premières réactions de nos internautes, après un premier article consacré au phénomène, les avis sont partagés ( pour les lire, cliquez ici ). C'est normal. Nous recevons ces images par le Net, brutes, sans aucun moyen de les interpréter, de les décoder. C'est pourquoi nous avons consacré à ce cyber-objet non identifié notre émission de cette semaine. Bonne pioche ! Notre chroniqueur Alain Korkos y découvre des références filmiques insoupçonnées ; David Abiker y voit une oeuvre d'art ; et notre enquêteur Dan Israël nous révèle que le lancement de l'oeuvre a peut-être été mieux organisé qu'il n'y paraît.
Les meilleurs moments de notre émission sont ici :
Si vous voulez voir Christine Lagarde battre en retraite sur les niches fiscales, c'est là.
Et pour vous abonner (on vous attend !) c'est là.
Daniel Schneidermann
Une bande de jeunes Noirs d'une cité, semant la terreur dans la ville, arrachant les sacs à main, agressant les femmes seules sur les quais déserts du RER : les images ne sont pas passées à la télévision. Mais elles sèment l'effroi sur Internet, où 600 000 personnes ont déjà visionné ce clip du groupe musical Justice.
Ces images sont-elles racistes ? Peuvent-elles inciter à la violence ? Et quelles sont les intentions des auteurs ? Ont-ils seulement voulu « faire un coup », et provoquer un scandale pour vendre le plus de disques possible, ou bien peuvent-ils se prévaloir d'une vraie démarche artistique ?
A en croire les premières réactions de nos internautes, après un premier article consacré au phénomène, les avis sont partagés ( pour les lire, cliquez ici ). C'est normal. Nous recevons ces images par le Net, brutes, sans aucun moyen de les interpréter, de les décoder. C'est pourquoi nous avons consacré à ce cyber-objet non identifié notre émission de cette semaine. Bonne pioche ! Notre chroniqueur Alain Korkos y découvre des références filmiques insoupçonnées ; David Abiker y voit une oeuvre d'art ; et notre enquêteur Dan Israël nous révèle que le lancement de l'oeuvre a peut-être été mieux organisé qu'il n'y paraît.
Les meilleurs moments de notre émission sont ici :
Si vous voulez voir Christine Lagarde battre en retraite sur les niches fiscales, c'est là.
Et pour vous abonner (on vous attend !) c'est là.
Daniel Schneidermann
Dans le Bocal
Premier épisode de la première série du Bocal : une production Arteradio, une réalisation de Mariannick Bellot... un régal pour les oreilles.
Je ne peux vous donner les liens pour accéder directement aux épisodes ( le site Arteradio utilisant le player flash ) mais ceux ci sont actuellement mentionnés sur la page d'accueil du site.
mardi 6 mai 2008
Arte et ses débats douteux

Ce qui est bien avec Acrimed, c'est qu'il ne critique pas forcément les cibles les plus exposées.
Et comme nous sommes beaucoup plus exigeant avec ceux que l'on aime ( ou voudrait aimer ), il me plaît de fréquenter régulièrement le site de l'association.
J'y ai lu récemment un article assez intéressant que je vous invite a consulter : Mai 68 - Un mot d’ordre d’Arte : « Ce n’était qu’un docu, enterrons-le sous un débat ».
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critique,
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vendredi 2 mai 2008
gazette 18. Presse féminine, la loi de la pub
La gazette d'@rrêt sur images, n° 18
Sans pub, pas de presse. A de très rares exceptions près (dont @rrêt sur images, bien entendu) c'est la publicité qui nourrit la presse. Et qui, souvent, l'oriente.
C'est peut-être dans les magazines féminins, que ce système de financement atteint sa logique ultime : articles et publicité s'y interpénêtrent, au point qu'une lectrice n'y retrouverait pas ses informations. Les articles sont commandés aux journalistes en fonction du planning publicitaire, ils ne doivent pas déplaire aux annonceurs, et la lectrice (ou le lecteur), à la fin, ne sait jamais si elle lit une page de pub, ou un « conseil consommation ».
Il est vrai que l'enjeu économique est important : chaque Française dépense en moyenne 165 euros de produits de beauté par an.
Quelles sont les contraintes, très particulières, qui pèsent sur ces journalistes ? Que leur arrive-t-il, si elles critiquent une crème de beauté ? Le système a-t-il toujours fonctionné ainsi ? Sur notre plateau cette semaine, nous plongeons dans les coulisses d'une presse où la publicité dicte sa loi :
Pour autant, nous ne perdons pas de vue l'actualité politique. Si vous souhaitez prendre une ministre en flagrant délit de gros mensonge, c'est ici.
Et bien entendu, il n'est pas trop tard pour vous abonner à @rrêt sur images. Si vous avez la bonne idée de le faire, c'est par ici.
Daniel Schneidermann
Sans pub, pas de presse. A de très rares exceptions près (dont @rrêt sur images, bien entendu) c'est la publicité qui nourrit la presse. Et qui, souvent, l'oriente.
C'est peut-être dans les magazines féminins, que ce système de financement atteint sa logique ultime : articles et publicité s'y interpénêtrent, au point qu'une lectrice n'y retrouverait pas ses informations. Les articles sont commandés aux journalistes en fonction du planning publicitaire, ils ne doivent pas déplaire aux annonceurs, et la lectrice (ou le lecteur), à la fin, ne sait jamais si elle lit une page de pub, ou un « conseil consommation ».
Il est vrai que l'enjeu économique est important : chaque Française dépense en moyenne 165 euros de produits de beauté par an.
Quelles sont les contraintes, très particulières, qui pèsent sur ces journalistes ? Que leur arrive-t-il, si elles critiquent une crème de beauté ? Le système a-t-il toujours fonctionné ainsi ? Sur notre plateau cette semaine, nous plongeons dans les coulisses d'une presse où la publicité dicte sa loi :
Pour autant, nous ne perdons pas de vue l'actualité politique. Si vous souhaitez prendre une ministre en flagrant délit de gros mensonge, c'est ici.
Et bien entendu, il n'est pas trop tard pour vous abonner à @rrêt sur images. Si vous avez la bonne idée de le faire, c'est par ici.
Daniel Schneidermann
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