vendredi 28 mars 2008
gazette 13. Et si on parlait un peu de nous ?
Nous ne pouvions pas rater les images des Sarkozy à Windsor. Mais qu'en dire, qui sorte des sentiers battus ? Cette semaine, nous avons jugé intéressant de vous faire vivre cette visite à travers les couvertures des médias britanniques, et... allemands. O surprise, les Britanniques adorent Carla Bruni (ça, les médias français vous l'ont dit), mais ça ne les a pas empêchés d'être totalement irrévérencieux à l'égard de son mari. Et si vous voulez voir les commentateurs du journal de 13 heures de France 2 s'évertuer à dénicher des « signes » et des « symboles » dans l'arrivée en direct des Sarkozy au château de Windsor, regardez aussi la chronique de Judith Bernard.
Et si on parlait un peu de nous ? Pour une fois, près de trois mois après la mise en ligne du site, notre émission hebdomadaire est consacrée à ... lui, notre site. Comment est-il né ? Comment est fabriqué, techniquement, un site Internet ? Comment travaillent nos chroniqueurs ? Sur notre plateau, trois invités qui font, ou ont fait, @rrêt sur images. Notre chroniqueur, Alain Korkos, qui chaque semaine, va chercher les sources d'inspiration des affiches de pub, ou des couvertures de magazine, dans les retables du XVème siècle, ou les affiches de propagande soviétiques ; notre chef de projet, Julie Guilbault, grâce à qui vous allez enfin comprendre ce que sont exactement une interface, et un log-in ; enfin, Anthony Morel, qui a joué un rôle décisif dans la création du site. Lequel exactement ? Découvrez-le en regardant l'émission. Si vous voulez vous abonner, c'est ici.
Daniel Schneidermann
vendredi 21 mars 2008
gazette 12. Tibet : et si c'était plus compliqué ?
Evidemment, chacun sympathise, à juste titre, avec la cause tibetaine, incarnée par le Dalai lama. Et l'équipe d'@rrêt sur images, comme tout le monde. Mais tout de même ! Nous nous sommes beaucoup intéressés au Tibet, cette semaine. Pour une raison simple, qui nous a intrigués : les journaux télévisés nous ont essentiellement parlé de la répression chinoise, tandis que les témoignages de touristes, sur place, faisaient état de lynchages, parfois très violents, de commerçants chinois par des manifestants tibetains déchainés.
Au delà des rares images que laisse filtrer la censure, que se passe-t-il vraiment au Tibet ? Le Dalai lama est-il débordé ? La sympathie que l'on éprouve pour la cause tibetaine doit-elle conduire les journalistes à filtrer les témoignages dont ils disposent ? Et au-delà, de quelle nature est vraiment l'occupation chinoise au Tibet ?
Vous devez voir notre plateau, cette semaine. Parce qu'il rassemble le fondateur d'un nouveau média (Pierre Haski, de Rue 89), et un journaliste d'un média traditionnel (Roland Nussbaum, de France 3). Et aussi, parce que vous y découvrirez aussi comment un simple touriste blogueur, en quelques lignes, peut informer plus efficacement que de puissantes chaines de télévision.
Les meilleurs moments de ce plateau sont ici. Et si vous voulez vous abonner à @rrêt sur images, c'est là.
Daniel Schneidermann
Gisèle HALIMI invitée de Nonobstant
mercredi 19 mars 2008
«Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens»
Millénium - acte I
Il y a quelque chose dans ce premier Millénium, le roman Stieg Larsson.Un je ne sais quoi qui nous tient jusqu'au bout.
Le bouquin m'a été offert, et je dois avouer que j'avais quelques réticences au début... la peur du bestseller.
Le style ne m'émeut par particulièrement, l'histoire ne devrait pas m'intéresser outre mesure... mais je pense la narration brillante. Une narration qui nous tient en haleine, qui nous empêche systématiquement de refermer le livre alors que nous yeux commencent a fatiguer, qui nous attire irrésistiblement dans l'univers des deux principaux personnages, et qui nous pousse, chapitre après chapitre, vers de nouvelles raisons pour continuer.
mardi 18 mars 2008
La carte du monde vu par les médias
Vous remarquez que la planisphère s'en trouve considérablement réduite et cela donne une bonne notion de l'espace qui sépare la réalité de l'Image qu'en donnent les médias.
[ La carte ci dessus est plus agréable a consulter sur le site de l'observatoire des médias ]
Plusieurs univers semblent coexister sur une même surface physique et il est bon d'en avoir la démonstration sous les yeux.
lundi 17 mars 2008
Et les machines se mirent a rêver...

Dreamlines est une oeuvre originale dénichée sur le net. Son concept est simple et brillant :
quelques mots saisis dans le formulaire et l'outil composera en fonction d'images puisées sur internet.
dimanche 16 mars 2008
Tibet : l'éveil des médias
Il semble que l'approche des J.O. provoquent quelques soucis pour le gouvernement chinois. Les médias français ( occidentaux ? ) véhiculent massivement des informations concernant les manifestations du Tibet.Espérons que l'événement sportif continue d'éveiller les consciences occidentales sur la situation catastrophique du Tibet.
Il s'agit très certainement de la dernière chance pour les tibétains de sauver leur culture.
samedi 15 mars 2008
David Lodge

Après lecture de quatre de ces romans ( dans la foulée ) :
- Thérapie
- Changement de décor
- Jeu de société
- Un tout petit monde
L'univers particulier de David Lodge ( le milieu universitaire ) pourrait tout d'abord sembler un peu clos. De fait j'ai retrouvé, non moins sans plaisir, les mêmes personnages dans chacun de ces livres.
Mais l'humour, la qualité de l'écriture et la permanence du décors ( Rummidge pour exemple ) nous permettent d'entrer rapidement dans un univers à la fois composé d'apparentes futilités et de vérités transposables dans divers milieux.
vendredi 14 mars 2008
gazette 11. Caisse noire des patrons : la chape de plomb ?
Vous avez certainement entendu la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, piquer une colère sur le plateau du journal télévisé à propos de l'affaire de la caisse noire du patronat de la metallurgie, expliquant que « trop, c'est trop ».
S'agit-il d'une révolte sincère, ou bien d'une posture de communication, destinée à masquer le fait que personne, ni Mme Parisot, ni le gouvernement, ni les partis politiques, ne souhaite vraiment savoir où sont passés les 19 millions d'euros (avérés) détournés par le patronat entre 2000 et 2007 ?
Vous devez écouter Eric Decouty, journaliste à Marianne, dénoncer sur notre plateau la « chape de plomb » qui retombe aujourd'hui sur l'affaire de l'UIMM.
Decouty sait de quoi il parle : alors qu'il était au Figaro, c'est lui qui a révélé l'affaire à l'automne 2007. Il a changé de journal, mais continue les révélations : c'est lui qui vient de révéler les détails du « parachute doré » offert à Gautier-Sauvagnac, l'ancien grand dispensateur de fonds occultes. Pourquoi la Justice est-elle si lente ? Pourquoi les médias sont-ils si discrets à propos des bénéficiaires de l'argent ? Pourquoi l'inaction de Nicolas Sarkozy, pourtant averti de l'affaire, alors qu'il était ministre des finances en 2004 ? Decouty dit tout, sans aucun tabou. Les meilleurs moments de l'émission sont ici. Et si vous voulez vous abonner (et consulter nos contenus gratuits) c'est là.
Daniel Schneidermann
Tibet - un énième soutien
Nul ne peut aujourd'hui ignorer la situation du génocide tibétain.
A l'approche des jeux olympiques, il est du devoir de tout un chacun de montrer son mécontentement ( sa colère ) : non seulement vis à vis de la Chine; mais aussi et surtout face à l'absence totale de décisions politiques de la part des pays occidentaux.
Si Björk a récemment fait preuve de courage, si quelques médias soulèvent de temps en temps la tragédie ( je pense par exemple à ce dernier article de Libération ); il est plus qu'évident que nos merveilleux droits de l'Homme s'arrêtent aux portes du capitalisme.
La lâcheté de nos pays ( notre lâcheté ) est d'autant plus marquée par le pacifisme du peuple tibétain et les discours du 14ème Dalai Lama.
Les efforts diplomatiques fait par le Dalai Lama sont considérables et sans doute attendons nous qu'il soit trop tard : pour qu'un jour nous puissions ajouter cet exemple à la longue liste de nos remords.
Et nous nous agenouillons devant l'empire chinois, lui proposons nos T.G.V. et notre technologie de pointe; prions pour qu'il accepte de participer financièrement à notre économie... si la philosophie bouddhiste sonne juste, alors notre karma risque fort de longtemps peser sur l'avenir de nos nations.
Liens annexes :
jeudi 13 mars 2008
Euthanasier ou laisser mourir ?

La nuance semble tout droit sortie d'un guide juridique.
La justice accepterait que l'on laisse quelqu'un mourir ( placement dans le coma ), mais n'autoriserait pas cette personne a mourir dignement.
Dans un article intitulé "Dati et Fillon hostiles à la demande d'euthanasie de Chantal Sébire", le journal Libération relate l'histoire de Chantal Sébire, qui, atteint d'une maladie orpheline incurable, demande a ce que l'on laisse mourir dans la dignité.
Peut être serait il temps que nos sociétés réfléchissent sérieusement a ces situations où les raisonnements idéologiques et juridique prennent rapidement le dessus sur la souffrance humaine; et de replacer l'être humain au centre du débat.
Lien annexe : Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
mercredi 12 mars 2008
Dassault se paye Corbeil-Essonnes

Article édifiant dans le Canard du 12 mars 2008.
Sous le titre Dassault soigne le pouvoir d'achat à Corbeil-Essonnes ( p.3 ), l'article en question décrit les édifiantes manières du patron du Figaro pour acheter son électorat.
Lien annexe : http://www.lecanardenchaine.fr/
mardi 11 mars 2008
dimanche 9 mars 2008
Dit maman, c'est ça la parité ?

Vous aurez remarqué qu'il y a beaucoup de femmes sur les affiches... mais toutes en deuxième plan.
Faut t'il qu'elles fomentent la mort du candidat ?
samedi 8 mars 2008
Antoine Guiral (Libération), sur le plateau d'@si
Profitez en vite ! les abonnés du site d'arrêt sur images ont décidé que ce contenu était d'intérêt public... et donc accessible gratuitement pour l'ensemble des visiteurs :"Sarkozy est très lisible, c'est une espèce de grand enfant"
(désolé, l'article n'est plus accessible pour les "non abonnés")
vendredi 7 mars 2008
gazette 10. Sarkozy instable, les journalistes savaient-ils ?
Un personnage agressif, amateuriste, narcissique : tel apparaît Nicolas Sarkozy, depuis son élection, dans les récits médiatiques et les images de télévision.
Pourtant, pendant la campagne électorale, les mêmes journalistes « vendaient » plutôt le dynamisme, le culot, et le charisme du candidat. Comment expliquer ce décalage ? Est-ce Sarkozy qui a changé, ou les journalistes qui le côtoient tous les jours taisaient-ils les aspects négatifs de sa personnalité.
Ne ratez pas, dans Arrêt sur images, le témoignage d'Antoine Guiral, journaliste politique à Libération, qui raconte comment le futur président l'a agressé après un article qu'il n'avait pas apprécié, ou comment le président brésilien Lula a failli annuler une rencontre en Guyane, parce que Sarkozy (devenu président) voulait le faire déjeuner à 11 heures du matin, afin de ne pas rentrer trop tard chez Carla Bruni. Pourquoi ne pas avoir raconté tout cela dans Libération ? Guiral donne une explication cohérente. Convaincante ? A vous de le dire :
Et pour vous abonner, c'est là.
Par ailleurs, nous ne résistons pas au plaisir de vous montrer cette semaine comment une journaliste de Canal+, en lisant trop vite, a pris des policiers pour... des fourmis rouges.
Daniel Schneidermann
Souvenez vous.... Lulu la pilule

Avis aux possesseurs de petits écrans :
Monsieur Neuwirth, tenez bon ! ( samedi 8 mars à 23h05 sur France 3 )
Et si vous ne connaissez pas le monsieur, direction wikipédia.
Municipales - torrent d'enfantillages
Il est toujours impressionnant de constater a quel point les esprits peuvent s'échauffer lors de pareilles occasions.
Les vieilles querelles ressurgissent, des gens qui vivent côte à côte entrent soudainement en guerre, des détails prennent une importance démesurée.
Mon village n'échappe donc pas à la règle et les deux listes concurrentes mènent le combat a travers tracts et rumeurs.
Comment prendre au sérieux l'un ou l'autre au milieu d'enfantillages dignes de l'école maternelle.
Il semble que nous ne fassions pas parti de la situation mentionnée par rue89 ( Petite commune cherche candidat désespérément ).
Il y a sans doute d'obscures raisons qui poussent ces femmes et ces hommes a vouloir a ce point ce ridicule pouvoir.
jeudi 6 mars 2008
A quelques mois des jeux olympiques, merci Björk !

http://www.liberation.fr/actualite/monde/313968.FR.php
Bien que je n'ai guère apprécié son dernier concert ( aux Arènes de Nimes ), je ne peux que la féliciter pour sa dernière prestation en Chine.
Photo : P. N. (à Pékin) Photo Reuters
Nonobstant - Yves Calvi sur Radio France
L'application php se situe sur : http://nonobstant.heraut.eu
Chaque nuit, le script parcoure le flux rss de France Inter, récupère les informations et le fichier mp3; ré-encode le son en Ogg Vorbis.
Un test s'effectue sur la durée du fichier. Si celle ci n'est pas cohérente, les futures mises à jour tenteront de récupérer a nouveau l'émission.
@rrêt sur images - retour sur la pétition
Pourquoi la pétition pour la maintien d'arrêt sur images ( l'émission ) :
http://www.poptronics.fr/France-Television-devrait-etre-un
« France Télévision devrait être un oasis médiatique »
Arrêt sur images arrêtée ou déportée ? L'auteur de la pétition qui a réuni 173613 signatures répond aux questions de poptronics. L'émission de critique des médias a été supprimée de la grille de rentrée par France 5, unilatéralement. Depuis, Daniel Schneidermann se démène sur son blog et ailleurs pour continuer le combat. Sport électronique par excellence, la pétition est une arme d'internautes-citoyens. Mise en ligne le 18 juin, la pétition Arrêt sur Images « pour préserver la diversité du paysage audiovisuel français » est un succès. Anthony Morel, l'internaute à l'initiative de cette campagne de signatures électroniques, est originaire de Quissac dans le Gard. Il annonce la clôture de la pétition au 18 juillet et répond à nos pop'questions ci-dessous.
Pourquoi avoir lancé cette pétition ?
Pour dire vrai, je n'ai pas la télévision depuis plusieurs années. Ma principale raison en est une croyance toute personnelle : je pense que la télévision « pervertit » profondément notre vision du monde et de l'actualité (construite sur des choix subjectifs de plus en plus réglés sur la volonté de faire de l'audience ).
« Arrêt sur Images » était la seule émission qui avait justement cette vocation d'apprendre à décrypter la manière dont la télévision peut « pervertir » notre vision de l'actualité. Je la considère d'intérêt public dans une société fondée essentiellement sur l'image. Je sais que ma fille (11 mois à peine ) regardera un jour la télévision. Si je ne me bats pas pour moi, je le fais pour nos gosses.
Peu importe ce que l'on pense du personnage Daniel Schneidermann. Le but de la pétition est de préserver une émission unique en son genre.
Pensez-vous que la pétition puisse atteindre son but, dans la mesure où France 5 décide de sa politique de programmation sans en rendre compte à ses téléspectateurs ?
Je suis heureux de voir que le téléspectateur souhaite à ce point être « acteur » de sa télévision. Et ce constat m'amène à me dire que le but réel de la pétition est déjà atteint... même si France Télévision décide de camper sur sa position. La télévision a déjà un cran de retard sur d'autres médias (et je pense surtout à Internet ). L'interactivité ne se résume pas à demander aux gens d'envoyer des SMS pour voter pour l'élimination d'un candidat. L'interactivité... c'est surtout laisser un véritable espace de communication au téléacteur... et cet espace ne semble pas du tout présent. C'est d'autant plus grave puisqu'il s'agit d'une chaîne publique.
La direction de France Télévision se montre totalement sourde et obstinée dans les « pauvres réponses » qu'elle fait aux téléspectateurs. Lorsque j'ai demandé une explication au médiateur de France 5, je n'ai eu qu'une réponse-type ne tenant pas même compte des 150.000 signatures de l'époque. Radio France et France Télévision devraient être des « oasis médiatiques » ; ils deviennent des chaînes comme les autres...
Avez-vous l'intention de demander rendez-vous à la direction de France 5 pour lui présenter l'ensemble des signatures ?
Je ne pense même pas qu'il leur soit venu à l'esprit de me contacter (et encore moins de me recevoir). Il auront donc un joli colis par courrier. Quoique, je monte à Paris début août... peut-être leur apporterai-je directement :-)
Quand pensez-vous clore la pétition ?
Un mois sera suffisant pour laisser le plus de monde voter. Beaucoup ne consultent pas Internet quotidiennement et l'avenir de l'émission (par exemple une éventuelle expatriation dans un pays voisin) relancera peut-être le débat entretemps. Cela nous amènerait au 18 juillet.
Quels sont vos rapports avec Daniel Schneidermann et l'avez-vous contacté pour lui demander s'il était d'accord avec votre démarche et s'il vous soutenait ?
Je n'ai pas voulu mélanger les choses... et risquer de laisser sous-entendre que la pétition était issue d'une volonté de l'équipe de Monsieur Schneidermann (certains ont essayé de le faire croire). Je ne l'ai donc contacté que très tardivement ; et seulement pour avoir l'adresse électronique « directe » du médiateur de France Télévision.
Enfin, petite question plus techno, pourquoi avoir choisi la plateforme phpPetitions ?
Je travaille dans l'informatique ; et je fais de mon mieux pour faire la promotion des logiciels libres. Le logiciel phpPetitions, même s'il comporte encore quelques « défaillances », m'a paru idéal pour ce genre de pétitions. J'ai très facilement réussi à corriger et à améliorer l'outil selon mes besoins. Techniquement, je dois dire que je ne m'attendais absolument pas à un tel succès. Il y a eu donc un facteur chance : le logiciel a tenu bon :-).
annick rivoire
mercredi 5 mars 2008
Commerce transparent ?
Fisaya est une entreprise développée depuis 2007 par un petit groupe de professionnels intéressés par le commerce équitable en général, et par le concept de filière transparente en particulier. L’initiateur de Fisaya, âgé de 51 ans, incarne la spécificité de FISAYA par ses deux principales expertises : le commerce international dont il est issu de par sa formation et, depuis 15 ans, une expertise en organisations de producteurs et d’artisans des pays défavorisés.
Fisaya sera opérationnel courant 2008.Les constats de FISAYA :
Le commerce équitable est controversé. Il existe une crise de confiance des consommateurs et des doutes sur la validité des informations sur les conditions de production.
Le succès relatif du commerce équitable en fait parfois un argument de vente sans fondements d’équité. Ce qui veut dire que l’équité n’est pas vérifiée.
Le niveau d’équité est décidé et évalué la plupart du temps par les acheteurs ou les distributeurs. Les producteurs sont passifs.
Il y a une demande croissante de l’opinion sur des « alter » solutions sur les relations nord sud et sur les modes de consommation au nord. Il y a nécessité d’une vision globale sur l’équité, le bio, l’écologie, l’environnement et les énergies.
Les informations sur les producteurs, accessibles aux consommateurs, sont sommaires et peu compréhensibles par ceux-ci.
Les labels du commerce équitable s’appliquent à toutes marchandises, sur toutes les filières et sont par conséquent assez généralistes, peu adaptés aux contextes particuliers de production.
Les avantages financiers accordés aux producteurs s’expriment en valeur relative (« les produits leur sont payés 20% de plus s’ils vendent « équitable »), et non dans un langage plus clair en valeur absolue (« j’achète un produit équitable 10 euros ; le producteur touche 1,2 euro »).
Les filières sont généralement peu intégrées : Producteurs d’une part et exportateurs, importateurs, distributeurs d’autre part, communiquent peu et ne travaillent pas de concert sur les filières. De même, le monde de la recherche et de l’expertise qui travaillent sur les producteurs sont peu concernés par la pratique commerciale réelle.
Les producteurs sont généralement peu organisés.
Les consommateurs et/ou les producteurs sont sous informés et parfois trompés.
Les objectifs recherchés par FISAYA :
Informer les consommateurs et les producteurs. En particulier, il est nécessaire de prendre le temps du débat et de la discussion pour comprendre la différence entre équité et égalité car les pouvoirs d’achat et les contextes sont différents au nord et au sud.
Rendre les données du commerce équitable plus transparentes et rendre cette transparence compréhensible.
Favoriser les termes de l’équité qui doivent être discutés le plus largement possible, selon le type de produit et de ligne de production, à l’amont et l’aval des filières : par les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs.
Former et appuyer les producteurs pour la maîtrise de leurs propres lignes de production et pour la maîtrise de leur environnement.
Apporter des informations claires et compréhensibles aux producteurs et aux consommateurs, sur l’ensemble des problématiques des filières qui veulent s’engager dans cette démarche de transparence.
Développer ses propres filières du producteur jusqu’au consommateur final.
Normaliser la présentation d’un produit transparent par un étiquetage sur les marges et les coûts par produit.
Promouvoir les petits/moyens artisans et l’agriculture familiale plus démunis en terme d’information et d’organisation, pour la valorisation de leur production.
Optimiser les revenus générés dans les pays du sud en privilégiant la valeur ajoutée réalisée sur les lieux de production (transformation, finition, emballage, étiquetage).
Respecter au mieux les grands équilibres écologiques et sociaux.
samedi 1 mars 2008
Le cratère - scène nationale d'Alès

Sans doute l'une de nos plus belles réalisations. Philippe ( le graphiste ) et moi y avons passé beaucoup de temps... mais ça en valait la chandelle.
L'adresse c'est : http://www.lecratere.fr



