lundi 21 mars 2011

L'intégrale des gazettes d'@rrêt sur images






L'intégralité des gazettes (environ 200) est disponible ici même :

http://www.arretsurimages.eu/archives

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vendredi 20 novembre 2009

gazette 100. Sous tutelle ? Le juge d'instruction de Karachi parle !

La gazette d'@rrêt sur images, n° 100

Non, il ne faut peut-être pas désespérer de tout. Prenons la Justice : on la décrit comme démoralisée, vaincue d'avance par la perspective de la suppression du juge d'instruction. Peut-être. Mais disons qu'il reste quelques étincelles. L'une de ces étincelles s'appelle Marc Trévidic, le juge qui instruit l'affaire de l'attentat de Karachi. Quand Trévidic a exhumé le dossier qui sommeillait, en le ré-orientant dans une direction qui pourrait mettre en cause des financements politiques balladuriens en France, nous nous sommes dits "pas possible" ! "On" ne le laissera jamais faire ! Pourtant, l'instruction progresse. Comment ? Avec quelle difficulté ? Réagissant à un documentaire de Canal+ sur la Justice, Trévidic en personne nous explique sur le plateau, comment un juge d'instruction peut encore mener ses enquêtes en France, à condition de renoncer à son avancement, et...à l'aide de l'Etat. Notre émission @rrêt sur images est ici. Ses meilleurs moments sont là :


Un autre homme seul, face à un adversaire gigantesque, c'est l'écrivain Antoine Audouard, notre autre invité de la semaine, face au racisme. Face à tous les racismes ! A commencer par le racisme auquel nous consentons, celui qui est tapi à l'intérieur de nous-même. Ecoutez-le estimer comment, face à ce monstre, la littérature est une réponse...faible. Notre émission D@ns le texte, est ici.

Champagne ! Cette gazette est la centième, depuis la création du site. Les anniversaires sont l'occasion de se dire les choses. Alors autant vous le dire : c'est pour moi, chaque semaine, un plaisir de vous l'envoyer. J'adore vous murmurer à l'oreille le résultat de notre travail de la semaine. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que je vous ai proposé de recevoir aussi dans votre boite mail ma chronique quotidienne matinale (près de neuf mille d'entre vous la reçoivent déjà). Et c'est aussi pourquoi je crois beaucoup à notre application iPhone : parce qu'elle nous permet de nous glisser dans votre poche, de vous atteindre partout, dans les trains et les cafés, d'être les compagnons de vos moments de désoeuvrement. Nous n'avons pas fini de vous surprendre.
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Daniel Schneidermann

vendredi 13 novembre 2009

gazette 99. Christine Boutin, invitée d'@si : "ministre, je m'autocensurais"

La gazette d'@rrêt sur images, n° 99

Cette semaine que nous venons de vivre, c'est bien simple, je ne sais pas par quel bout la prendre. S'il faut faire un choix, précipitez-vous sur notre émission Ligne j@une. Avant de la regarder, oubliez toutes vos idées préconçues, sur la pudeur ou l'indécence. Nous y avons invité des malades ou handicapés, qui tous ont choisi de "bloguer" leur maladie, ou celle de leurs enfants. Nos invités ont propulsé leurs souffrances dans la sphère publique, bousculant chacun à leur manière la frontière entre ce que l'on cache, et ce que l'on montre. Pourquoi ? Quels liens ont-ils noué avec les internautes inconnus qui les suivent de si près ? Leurs réponses sont stupéfiantes. Quel autre media qu'Internet pourrait permettre le surgissement de cette parole brute, lumineuse, délivrée de toutes les contraintes ? Notre émission Ligne j@une est ici, ses meilleurs moments sont là :


Grande première, dans @rrêt sur images : pour la première fois, nous recevons une icône (déchue) du sarkozysme, Christine Boutin. Elle a vécu de l'intérieur la grande machine à buzz, que nous décortiquons sur le site chaque semaine. Ecoutez-la évoquer ses guerres de com ' (maison à quinze euros, lutte contre les Don Quichotte, etc). Ecoutez-la surtout nous dire, enfin libérée, tout ce que l'on ne peut pas dire lorsqu'on est ministre en exercice, sur les us et coutumes du clan Sarkozy. Et en prime, si vous voulez savoir pourquoi elle a été virée, la révélation est aussi dans l'émission. Notre émission complète est ici, ses meilleurs moments sont là :


Enfin, pour mémoire, je vous rappelle que nous avons pris cette semaine une décision essentielle pour nous : nous ne solliciterons aucune aide financière de l'Etat, ces aides auxquelles les sites de presse sont maintenant éligibles. Pourquoi cette décision ? Je vous en explique les raisons ici. De l'avoir prise, en tout cas, nous nous sentons plus légers que jamais. Décision risquée ? Oui, mais nous savons pouvoir compter sur vous.
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Daniel Schneidermann

vendredi 6 novembre 2009

gazette 98. Lévi-Strauss : et si on passait derrière le mythe ?

La gazette d'@rrêt sur images, n° 98

A Claude Lévi-Strauss, "dernier géant de la pensée française", mort la semaine dernière à cent ans, toute la presse a rendu un hommage dithyrambique -et justifié. Mais sous les brassées de fleurs, ont resurgi (non pas dans les journaux, mais sur Internet, évidemment) quelques disgracieuses mauvaises herbes : d'étranges phrases sur l'Islam, dans "Tristes tropiques". Ecrites aujourd'hui, ces formules le désigneraient aussitôt à la vindicte, pour islamophobie. Alors ? Est-ce à raison, ou par excessive révérence, que les nécrologies officielles les ignorent ? Comment comprendre, aujourd'hui, sa réticence au métissage ? Et pourquoi l'observateur pionnier des cultures dites "primitives" a-t-il accepté, avec gourmandise, les honneurs surannés de l'Académie ? Pour le dire crûment : le progressiste a-t-il viré réac ? Questions incorrectes, que nous souhaitions poser naïvement, pour re-découvrir, mais sans formol, un penseur irréductible, et rebelle à toute récupération. Notre émission est ici. Ses meilleurs moments sont là :


Autre sujet, que nous nous sommes ingéniés à simplifier pour vous : l'immunité pénale présidentielle, cette immunité qui vaut à un Chirac septuagénaire d'être renvoyé en correctionnelle pour des turpitudes qui semblent antédiluviennes. En compagnie d'un invité de choix, Eric Halphen, l'homme qui avait convoqué le témoin "Chirac, Jacques" dans son cabinet de juge de Créteil, Guy Birenbaum explore cette page peu glorieuse des arrière-cuisines de la politique. Notre émission Ligne j@une est ici, ses meilleurs moments sont là :


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vendredi 30 octobre 2009

gazette 97. "Douche présidentielle", affaire Boulin : au delà des fantasmes

La gazette d'@rrêt sur images, n° 97

La fameuse "douche présidentielle" à 245 000 euros, montée lors du sommet de Paris et démontée sans avoir été utilisée, a donc fait le tour de la presse mondiale. Problème : comme d'habitude, quand les grands médias ont d'abord ignoré un scandale, ils se rattrapent en criant trop fort, avec le zèle des retardataires. En réalité, la douche n'a pas coûté ce prix exhorbitant, et les vrais motifs de scandale sont ailleurs, comme l'explique, sur le plateau de notre émission Ligne j@une, notre consoeur de Mediapart, Mathilde Mathieu, auteure du scoop. Avec elle sur le plateau, une des voix dissonantes du concert médiatique habituel, Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter. Vous ne le connaissez pas ? Pour le plaisir, écoutez-le décrypter en direct la langue de bois de Martine Aubry, Eric Besson et Jean-François Copé. Notre émission Ligne j@une est ici, et ses meilleurs moments sont là :


L'éternel cercle vicieux de l'omerta et de l'emballement : c'est aussi le sujet de notre @rrêt sur images de cette semaine, autour de l'affaire Boulin. Le ministre du travail, il y a trente ans, a-t-il été assassiné, ou s'est-il suicidé ? Pour la nième fois, France Inter a ré-ouvert cette semaine le dossier. Comment se fait-il que de bons journalistes, trente ans après, continuent à creuser la thèse d'un assassinat, qui aurait supposé de nombreuses complicités dans l'appareil d'Etat ? C'est tout simple. Parce que l'Etat a d'abord intimé aux journalistes, aux médecins légistes, à tous les curieux, un ordre : "circulez, il n'y a rien à voir". Donc, autopsies bâclées, incohérences, éléments ignorés par la version officielle. Et aujourd'hui, un dossier qui, décidément, ne veut pas se refermer. Et un étrange plateau, sur lequel je me suis retrouvé coincé entre une construction intellectuelle que je me refuse à suivre, et une version officielle à trous, qui ne satisfait personne. Notre émission est ici, ses meilleurs moments sont là :


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Daniel Schneidermann